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(Pop) Est-ce que toutes les productions françaises seront financées par Netflix en 2030 ?… HugoDécrypte

HugoDécrypte - Actus et interviews

September 22, 2026

Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l’actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.

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Hugo Décrypte (0:00)

Netflix est devenu le premier financeur privé de la production française. Le président de l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel et du numérique en France, estime que Netflix devrait dépasser le groupe France Télévisions en 2030 Mais alors reste une bonne nouvelle, et comment analyser tout ça ? Salut ses amis, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on va aussi parler de la dernière prise de parole d'Ed Sheeran et d'Amand Aliyeh, qui accusent Miley Cyrus de plagiat. On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité culturelle du jour, en quelques minutes. Et on commence donc avec le sujet à la une de ce podcast. Netflix prend de plus en plus de place dans la création française, mais ça inquiète Martin Adjari, le président de l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel et du numérique en France. Vendredi, il a annoncé que Netflix était devenu, en 2025, le premier financeur privé de la production française, si l'on additionne les séries, les documentaires, les téléfilms et les films. Mais attention, Netflix n'est pas encore le premier financeur de toute la création française. France Télévisions reste pour l'instant devant, et plus largement, les chaînes traditionnelles restent les principales contributrices au financement de la production française. En fait, depuis 2021, les plateformes comme Netflix, Disney+, ou encore HBO Max ont des obligations de financement en France. Très concrètement, elles doivent réinvestir une partie de l'argent qu'elles gagnent dans les pays, dans des oeuvres françaises ou européennes, et ce décret oblige donc ces plateformes à consacrer au moins 20 % de leurs chiffres d'affaires réalisées en France à la création, un niveau qui est d'ailleurs contesté par Netflix. Au total, la plateforme a donc investi 250 millions pour la production audiovisuelle et 58 millions pour le cinéma, alors que de son côté, France Télévisions a, elle, investi 406 millions pour la production audiovisuelle et 70 millions d'euros pour le cinéma. À titre de comparaison, le groupe Canal Plus reste lui, le premier financeur du cinéma, avec 156 millions d'euros investis dans ce secteur, sont les données annuelles de l'Arcom, qui ont été révélées vendredi dernier au festival de la fiction de la Rochelle. Mais alors pourquoi cette montée en puissance de Netflix interroge ? Et bien parce que financer les programmes, c'est aussi pouvoir poser sur ceux qui sont produits, à savoir les séries, les films ou les documentaires qui obtiennent un budget, les formats retenus et parfois encore même les droits de diffusion à l'international. Martin Adjare estime donc qu'on peut prévoir que Netflix, déjà premier financeur privé de la création, deviendrait en 2030 le premier financeur tout court de la création audiovisuelle et cinématographique en France. Alors attention, c'est une projection du président de l'Arcom, pas une certitude, mais elle repose donc tout de même sur la progression très rapide des plateformes, alors que les chaînes traditionnelles ont quant à elles moins de moyens. Et même si la télévision traditionnelle reste majoritaire dans les financements, il faut quand même noter que sa contribution est passée de 1,213 milliards d'euros en 2024 à 1,118 milliards en 2025 Les plateformes ont elle investi 525 millions d'euros en 2025, elle reste donc largement derrière la télévision traditionnelle, mais l'écart a tout de même tendance à se réduire. Aujourd'hui, il faut bien avoir en tête que les chaînes classiques font face à d'importantes difficultés. On parle de restrictions budgétaires de l'audiovisuel public ou encore de la baisse de recettes publicitaires dans le privé. Interviewé par l'AFP, Martin Adjari s'est félicité de l'inclusion de ces acteurs du streaming dans l'exception culturelle française, donc le système dont je vous parlais juste avant et qui oblige les diffuseurs à participer au financement de la création. Parce qu'en effet, l'arrivée de Netflix et des autres plateformes apporte aussi en contrepartie de l'argent supplémentaire au producteur français, au tournage et à l'emploi dans le secteur. Mais il estime tout de même que leur place grandissante, qui pourrait même sur ces estimations dépasser 40 % du total des financements, va avoir des conséquences concrètes. Selon lui, ces investissements donnent lieu à moins d'heures de tournage, moins d'oeuvres financées et moins de diversité dans les genres que ce que les chaînes classiques proposent. La raison selon lui, c'est que les plateformes peuvent privilégier un nombre plus limité de gros projets, pensés pour plaire à un public international, plutôt qu'un grand nombre de programmes très différents. Il estime donc que quand ces plateformes commandent une série ou un téléfilm, elles s'inscrivent dans une stratégie définie ailleurs et ne peuvent donc pas avoir, je cite, la même intention ou le même ancrage qu'un acteur national. Martin Adjaré a donc aussi appelé à soutenir le financement de France Télévisions. L'objectif selon lui n'est donc pas d'empêcher Netflix d'investir en France, mais d'éviter que les chaînes françaises et notamment le service public perdent progressivement leur capacité à financer et à choisir les programmes. Il a d'ailleurs aussi appelé à intégrer YouTube au financement de la création. La plateforme capte aujourd'hui une part de plus en plus importante de l'attention du public et des revenus publicitaires, et l'Arcom estime donc qu'elle devrait elle aussi contribuer davantage au financement des oeuvres françaises. Et pour continuer avec les autres actus du jour, on commence avec cette info. Le chanteur britannique Ed Sheeran est revenu sur l'exclusion de Macklemore de sa tournée, sur scène ce samedi au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Il a déclaré à l'ouverture de son show, je cite, J'ai dû prendre des décisions difficiles, je commets des erreurs et j'en suis vraiment désolé. Il s'est aussi exprimé sur la situation à Gaza, qui est selon lui catastrophique et injustifiable. Pour rappel, Ed Sheeran a repris sa tournée sans première partie. Il a expliqué à son public qu'il souhaitait que ses concerts soient des safe space pour tout le monde. Et il a aussi ajouté ne jamais avoir voulu être un artiste, activiste tout en déclarant, je cite, Je ne peux plus cacher mon point de vue sur la guerre à Gaza, une question humanitaire. Selon lui, sur scène, il a précisé L'idée que les salles de spectacle doivent approuver au préalable le contenu des spectacles me préoccupe profondément. C'est une pratique courante dans de nombreux endroits où je me suis produit à travers le monde, mais cela ne devrait jamais avoir lieu dans un monde libre. McLemore ne fait plus les premières parties suite à ses prises de parole en faveur de la Palestine. Sur scène, le rappeur américain avait notamment lancé Free Palestine et dénoncé la guerre menée par Israël à Gaza. Quelques jours après la mise à l'écart de McLemore, Ed Sheeran avait précisé dans une longue publication sur son compte Instagram Ne pas être à l'origine de cette exclusion, la décision aurait été prise par le promoteur. Deuxième Actu, la chanteuse française Amanda Lear accuse l'artiste américaine Miley Cyrus de plagiat. Elle estime que sa nouvelle chanson, Red Lights, est une copie de son titre The Sphinx sorti en 1978 L'artiste de 87 ans s'est dite flatée mais a tout de même décidé d'entamer des démarches pour trouver un fin mot à cette histoire. Elle a expliqué que sa maison de disque allait contacter celle de Miley Cyrus pour leur demander ce qu'ils ont l'intention de faire. En fait dans une interview au Parisien, elle déclare avoir contacté son producteur et sa maison de disque, et ils disent tous selon elle que c'est un plagiat. Elle a ajouté Je cite, ils ont analysé chaque ligne des deux titres avec Chad GPT, et c'est incroyable ce qu'on peut faire aujourd'hui avec la technologie. Il faut d'ailleurs noter que ce n'était pas la première fois que Miley Cyrus s'est accusé de plagiat. En 2023, son titre Flowers l'a poussé dans une procédure judiciaire à cause de ses ressemblances avec When I Was Your Man de Bruno Mars, qui était elle sortie en 2012 Beaucoup de fans trouvaient à l'époque des ressemblances dans la construction du refrain, voyant Flowers comme une réponse à When I Was Your Man. Alors cette fois-ci ce n'était pas Bruno Mars qui avait porté plainte, mais la société Tempo Music Investment, qui était le propriétaire du catalogue de Philippe Lorenz, le coauteur de When I Was Your Man. Et en février, ses avocats déclaraient que des thèmes d'intérêt, comme le regret, la réflexion et l'inversion des rôles, constituaient des figures de style courantes dans les chansons sur la rupture. A l'auté que Flourgon, un chanteur jamaïcain, accusait aussi Miley Cyrus d'avoir plagié avec We Can't Stop, mais les deux artistes avaient finalement trouvé un accord en 2023 Troisième Actu, le mannequin Presley Gerber, qui est aussi le fils de Cindy Crawford et de l'homme d'affaires Rand Gerber, est mort ce dimanche à l'âge de 27 ans. Il se trouvait dans un centre de désintoxification au moment de son décès, d'après les registres du médecin légiste du comté de Los Angeles. Pour l'instant, la cause exacte de sa mort n'est pas connue, mais une autopsie doit permettre d'en déterminer les circonstances. Sa famille a confirmé son décès et a demandé à ce que son intimité soit respectée. Comme sa mère et sa soeur Kaye Gerber, Presley avait fait carrière dans le Mankina, opéré très jeune et signé par EMG Models vers 15 ans. Il avait notamment travaillé pour Calvin Klein, Dolce & Gabbana et Céline. Ces dernières années, Presley parlait publiquement de ses problèmes d'addiction, de dépression et de santé mentale. Quelques mois avant sa mort, il avait évoqué sur les réseaux sociaux son parcours de désintoxification et son espoir de ne plus y retourner. Sa mère et sa soeur lui avaient publiquement apporté leur soutien. Et on termine avec cet actu de tableau de l'artiste qui avait encore jamais été montré au public. Ils vont être mis au enchaire pour une somme record par Saucebiz à Paris le 22 octobre prochain. Parmi eux se trouve notamment sa toile appelée Iris qui l'a peinte entre 1924 et 1925 durant les dernières années de sa vie à Giverny en Normandie. Cette oeuvre de 160 x 180 cm représente donc plusieurs Iris avec un reflet d'eau en fond de toile. Et à l'heure où est posté ce podcast, le tableau est estimé entre 22 et 30 millions d'euros. Selon Saucebiz, c'est la plus haute estimation jamais attribuée à une peinture présentée aux enchères au France. Au total, 28 oeuvres de la collection privée de la Flammie Schoenberger vont être mises aux enchères pour une mise en vente estimée à plus de 40 millions d'euros. Et on suivra évidemment tout ça en temps et en heure. En tout cas, c'est tout pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté ce podcast. N'hésitez pas à vous abonner à la chaîne. Et en attendant, prenez soin de vous et je vous dis à demain.

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