Les prix battent des records, la colère prête à éclater (19/09)
HugoDécrypte - Actus et interviews
September 19, 2026
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Speakers Hugo Décrypte, Antoine
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Hugo Décrypte (0:00)
Des appels à manifester le 17 octobre circulent sur les réseaux sociaux alors que les prix des carburants atteignent des records et que la colère face au coût de la vie grandit. Beaucoup annoncent par ailleurs le retour des gilets jaunes. Alors comment expliquer cette situation ? Quelles réponses sont proposées au sein des différents partis ? Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour, disponible sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de podcasts. On va donc commencer par les chiffres parce que ce vendredi, un nouveau record a été battu. Les carburants frôlent désormais les 3 euros le litre dans certaines stations-service. Plus précisément, le prix moyen d'un litre de gazole a dépassé les 2,39€ selon un calcul de l'AFP à partir des prix affichés dans plus de 9000 stations-service. C'est plus haut que le pic précédent. Il y a aussi plus de 700 stations qui affichent un gazole à plus de 2,50€. Une centaine dépasse les 2,70€. Quant au SP95E10, qui est le carburant le plus vendu en France, il a atteint 2,17€ le litre. C'est un record depuis 2022 Et plus largement évidemment au-delà de ses prix, c'est des conséquences directes. Je ne vous apprends rien pour des millions d'habitants aujourd'hui en France. Et un impact donc considérable. Alors comment expliquer une telle flambée des prix ? Eh bien c'est principalement dû aux tensions au Moyen-Orient depuis les premières frappes et les premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran et la riposte iranienne ensuite dans la région. Si vous suivez la chaîne, vous avez suivi évidemment le blocage du détroit d'Ormuz, qui est le principal passage pour transporter du pétrole depuis cette région et qui est extrêmement perturbé. Mais ce n'est pas tout puisqu'il y a aussi le passage de Babel Mandeb, dont on a parlé il y a quelques jours sur la chaîne, qui est lui aussi perturbé par les avancées des outils dans la région. Là-dessus on aura l'occasion d'en reparler. Et puis il y a aussi le débat autour des raffineurs ou encore des distributeurs. On a eu l'occasion là aussi d'en parler. Résultat donc, les prix de l'énergie s'envolent. Ça se répercute directement sur le prix à la pompe. Et en parallèle, eh bien c'est pas qu'une question liée au carburant puisque l'inflation, donc la hausse générale des prix, est repartie à la hausse à 2,4 % sur un an en août. Et elle pourrait atteindre 2,9 % d'ici la fin de l'année, selon Olinse. Alors face à cette situation critique, qui impacte forcément directement toute la population, Emmanuel Macron a réuni ce vendredi les chefs de partis et les candidats à la présidentielle à l'Élysée. L'objectif affiché, c'était de parler des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et de leurs conséquences sur l'énergie en France. Alors maintenant, quelles propositions ont été faites par les différents partis ? Alors il y a d'abord plusieurs partis comme le Parti communiste, le Rassemblement national de Marine Le Pen ou encore Eric Zemmour qui propose une baisse des taxes sur les carburants et notamment une baisse de la TVA. La TVA étant donc une taxe ajoutée automatiquement sur le prix de vente des produits et des services. L'ERN et le Parti communiste défendent notamment une baisse de la TVA qui passerait de 20 % à environ 5 %.
Sauf qu'il faut noter qu'une telle baisse ne respecte pas les règles européennes qui fixent un taux minimum de 15 % pour ces produits. Donc il faudrait, en théorie, et je dis bien en théorie, puisqu'on a déjà vu dans d'autres pays européens que c'est des choses qui ont été contournées, un accord à l'échelle européenne pour y parvenir, ou alors donc assumer de ne pas respecter ces accords. Chez la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon propose quant à lui de bloquer les prix à 1,70€ le litre en allant chercher de l'argent dans les marges des pétroliers. Alors c'est quelque chose qui est techniquement possible à titre temporaire, le seul enjeu étant de gérer celui du risque de pénurie. En effet, cette question des pénuries avec des plafonds, c'est ce qui s'était passé dans certaines stations-service, mais ici attention là il faut nuancer puisque dans le cas d'un plafonnement pour toute les stations-service, le risque est potentiellement moins important, en tout cas tant que l'offre de pétrole suit de son côté et c'est donc l'enjeu qu'il faudrait surveiller. De son côté, le candidat Les Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, a expliqué être pour la suppression des certificats d'économie d'énergie. Il s'agit d'un dispositif qui contraint les fournisseurs d'énergie à financer les travaux de rénovation énergétique. Selon lui, ça permettrait de gagner 15 à 17 centimes par litre. Si vous l'imaginez, des partis s'opposent à cette mesure car ils estiment que cela freinerait le développement de ces rénovations énergétiques qui sont importantes. D'autres enfin pour terminer comme Raphaël Gluckspan ou Olivier Faure qui sont tous les deux candidats à la primaire du PS ou encore Marine Tondolier qui est la candidate des écologistes propose d'élargir les aides ciblées qui sont aujourd'hui pour les gros rouleurs. Alors quelle est la réponse du gouvernement ? Pour le moment, le gouvernement exclut toute baisse générale des taxes ou tout plafonnement des prix à la pompe. Le premier ministre Sébastien Lecornu a aussi promis de ne pas augmenter les impôts. Par contre, on vous en parlait hier, un nouveau dispositif d'aide pour les Français les plus précaires va être proposé par le gouvernement dès le 1er octobre pour faire face à la hausse des prix du carburant. Alors les modalités exactes n'ont pas encore été déterminées, mais le gouvernement a annoncé que ça pourrait être une prolongation de l'aide grand rouleur telle qu'elle existe déjà aujourd'hui. C'est donc une indemnité de 100 euros, 100 euros en une fois, pas 100 euros par mois, mais 100 euros donc pour acheter du carburant qui est réservé aux ménages modestes qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules dans le cadre de leur travail. Autre élément aussi qu'on peut noter, les aides ciblées pour les secteurs les plus touchés sont allées aussi prolonger jusque la fin de l'année. C'est le cas notamment des pêcheurs, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours et dont on va continuer à parler, mais aussi du BTP ou encore de l'agriculture. Alors pour en revenir à cette réunion organisée par Emmanuel Macron, le président de la République a prévenu que la hausse des prix des carburants risquait de continuer dans les prochaines semaines. Il estime que la hausse des prix, je cite, n'est pas la conséquence des décisions gouvernementales, mais de la situation internationale. Là-dessus donc, c'est évidemment tout l'élément qui fait débat. Évidemment que la situation internationale a un impact immense sur cette hausse des prix. Mais certains partis estiment que le gouvernement a une responsabilité dans le fait d'apporter potentiellement des réponses. Le président de la République, qui a par ailleurs affirmé que la France cherchait, je cite, à sécuriser ses volumes et son approvisionnement concernant le gaz et certains types de carburants. Dernier élément, il a aussi annoncé une réunion du G7 consacrée à l'énergie dans les prochaines semaines. Le G7, c'est donc un groupe qui rassemble sept grandes puissances mondiales dont fait partie la France. En tout cas, ce qui est sûr, et c'est ce que je vous disais en introduction, c'est que cette hausse des prix, notamment des carburants, mais pas que, elle rappelle pour certains le contexte de 2018 À l'époque, ça avait contribué au déclenchement du mouvement des Gilets jaunes. Actuellement, vous l'avez sûrement vu sur les réseaux sociaux, il y a des appels à manifester qui circulent massivement, notamment pour le 17 octobre. Il y a aussi eu des appels à un retour des Gilets jaunes, en tout cas de ce mouvement-là. On a l'occasion, vous l'imaginez, de suivre tout ça dans les prochains jours. Ça nous paraît essentiel, que ce soit sur la question de mobilisation, que ce soit sur les actions du gouvernement, que ce soit sur les propositions des différents partis. On continue à suivre tout ça très attentivement. Courage, en tout cas, si vous êtes impacté par ces hausses importantes ces derniers jours. On va continuer à vous informer. Je vous laisse avec Antoine pour le reste de l'actualité importante du jour. Et je reviens juste après pour la bonne nouvelle du jour.
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