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La peste suspectée en Russie, l'OMS réagit (07/10)

HugoDécrypte - Actus et interviews

October 7, 2026

Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l’actualité du jour. Rapide, facile, accessible. 🔗 DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS PESTE RUSSIE: Le Monde, France 24, CNN, BBC Écriture: Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Samy Rabbata - Hugo Travers Hébergé par Acast.

Speakers Blanche, Samy

TopicsNews

Blanche (0:00)

La peste est-elle de retour en Russie ? Une employée d'un laboratoire spécialisé dans la lutte contre cette maladie est morte la semaine dernière. Les Etats-Unis et l'OMS craignent qu'elle ait contracté la peste et demande plus d'informations à la Russie qui aurait déjà pris certaines mesures sanitaires. Mais alors que s'est-il passé et quels sont les risques liés à cette maladie ? On vous rassure, on est pour l'instant extrêmement loin d'une pandémie comme le Covid. On va donc factuellement faire le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas sur la situation. Salut, c'est Blanche. J'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'Actu du Jour, disponible sur YouTube et en podcast audio. Avant de rentrer dans le vif du sujet, petite parenthèse par rapport aux manifestations lycéennes. Une interview du ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geoffray, sera publiée ce soir sur la chaîne Grand Format. Hugo l'a interrogé sur la mobilisation lycéenne, le manque de professeurs, plus globalement sur les revendications des lycéens et étudiants, mais aussi sur les réponses du gouvernement. N'hésitez pas à aller la voir, mais aussi à vous abonner à la chaîne. Le lien est en description. C'est donc en Sibérie, au nord de la Mongolie, que cette labyrinthine, âgée de 28 ans, travaillait précisément dans un institut de recherche sur la peste dans la région d'Irkourtsk. Elle est donc décédée vendredi dernier dans un hôpital de Shelekhov, une ville à proximité. Selon l'agence russe chargée des maladies infectieuses, elle est morte après avoir reçu, je cite, un diagnostic de pneumonie d'origine inconnue, donc une grave infection des poumons. Dans un communiqué publié ce dimanche soir, l'agence russe des maladies infectieuses a déclaré que la situation sanitaire était stable dans la région et qu'aucun virus ou bactérie lié aux travaux de la laborantine n'avait été trouvé sur elle. Pour autant, l'agence n'a pas précisé si sa pneumonie et son décès étaient dus à une autre maladie, ni comment elle aurait pu contracter la maladie. Et c'est à partir de là que de nombreux soupçons sont nés. Il résulte notamment de plusieurs discours contradictoires venant des autorités, à tel point que les États-Unis et l'Organisation Mondiale de la Santé se sont penchés sur le sujet et demandent désormais davantage d'informations sur ce qu'il se passe vraiment sur place. En fait, à rebours des autorités, le média indépendant russe Peuple du Baïkal, dont la rédaction est en exil, affirme que la laborantine aurait bien contracté la peste et avance deux hypothèses. La première, c'est qu'elle aurait pu être contaminée récemment en Thaïlande, une région où la peste continue d'exister naturellement. Et l'autre hypothèse, c'est que ce serait lié à un accident de laboratoire, elle serait tombée malade après avoir cassé un tube à essai. Toujours selon le média, jusqu'à 200 personnes avec lesquelles elle aurait pu être en contact ont été placées en quarantaine dans la région et selon leurs informations et celles de CNN, des personnes portant des combinaisons de protection, des masques et des gants dans les rues ont aussi été aperçues dans la région. Comme le rapporte Le Monde, un message du gouverneur de la région voisine a aussi semé le doute. Il aurait dans un premier temps affirmé par sa messagerie que la laborantine était morte de la peste avant de le modifier en ajoutant qu'elle l'était peut-être. Dans une autre ville voisine, les autorités auraient aussi demandé aux habitants de ne pas se rendre à Tchélékov où est morte la laborantine, en raison, je cite, de renseignements non-officiels faisant état d'une personne ayant contracté la peste. Le message a été supprimé peu de temps après. De son côté, la Russie dément catégoriquement ces informations qu'elle qualifie de fausses et assure que tout est sous contrôle. Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Kremlin a également appelé les journalistes et la population à écouter, je cite, les déclarations officielles des professionnels plutôt que les rumeurs et les spéculations. En tout cas, par précaution, plusieurs pays proches comme l'Ousbekistan, le Kirghizistan ou encore le Kazakhstan ont renforcé les contrôles sanitaires à leurs frontières. Et on se retrouve donc dans une situation où on peut pour l'heure difficilement savoir qui croire. Et c'est encore plus préoccupant dans un cadre comme celui-ci où l'on parle d'une maladie infectieuse comme la peste. Concernant ce potentiel cas, il s'agirait d'une peste pulmonaire, une forme de peste qui existe encore aujourd'hui, mais qui reste très rare et qui provoque des essoufflements, des douleurs au thorax et souvent des crachats de sang. Cette maladie contagieuse peut notamment se transmettre d'une personne à l'autre par des gouttelettes infectieuses dans l'air et possède un taux de mortalité élevé. Mais attention, l'Organisation Mondiale de la Synthé souligne bien que grâce aux avancées médicales, la peste peut aujourd'hui être facilement traitée avec des antibiotiques lorsqu'elle est détectée tôt. A noter qu'en France, ça fait des décennies qu'aucun cas n'a été identifié. En Russie, il y arrive qu'il y en ait, mais il s'agit de cas très rares et isolés. Bref, c'est avec tout ça en tête que l'OMS demande tout de même désormais à la Russie de faire preuve d'une véritable transparence sur le sujet, avec un partage d'informations rapide et complet pour clarifier la situation. De son côté, la principale agence de santé publique américaine a également dit suivre de près l'évolution de la situation, et la diplomatie américaine a également demandé des informations supplémentaires à la Russie, en rappelant que toute infection en laboratoire inquiétait particulièrement depuis la pandémie de Covid-19. Donald Trump a aussi déclaré ce mardi qu'il avait un appel prévu très prochainement avec le président russe Vladimir Poutine pour discuter de la situation. En tout cas, pour être clair aujourd'hui, en se basant sur les dernières informations que la Russie leur a transmises, l'OMS a affirmé que le risque pour la santé publique de la population générale semble faible pour la Russie et très faible pour l'Europe. Selon l'agence de presse Reuters, l'OMS aurait aussi demandé ce mercredi matin plus d'informations sur des soupçons d'une deuxième personne contaminée dans la région. Donc pour l'heure, même si un certain flou persiste sur la situation, on est encore une fois extrêmement loin d'une pandémie d'ampleur, comme ce qu'il s'est passé avec le Covid. Mais les autorités sanitaires mondiales restent tout de même particulièrement attentives pour éviter tout problème, même le plus minime soit-il. On continuera de suivre ça et je vous laisse avec Samy pour le reste de l'actualité importante du jour.

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