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Des centaines de milliers de personnes manifestent, le gouvernement répond

HugoDécrypte - Actus et interviews

October 6, 2026

PODCAST Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l’actualité du jour. Rapide, facile, accessible. 🔗 DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS MANIFESTATIONS: Franceinfo, Le Parisien, Le Monde Écriture: Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Samy Rabbata - Hugo Travers Hébergé par Acast.

Speakers Blanche, Léa

TopicsNews

Blanche (0:00)

Cette mobilisation est en train de devenir historique. Alors que de nombreux lycéens ont de nouveau manifesté dans toute la France, 90 % des universités de France se seraient aussi jointes au mouvement, accompagnés de différents syndicats comme la CGT. Mais alors, quelle était l'ampleur du mouvement ce mardi, et à quel point ce mouvement va-t-il durer ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'Actu du Jour, disponible sur YouTube et en podcast audio. Ça fait maintenant une semaine que les lycéens se mobilisent massivement à l'échelle nationale. On a déjà fait le point là-dessus dans ce format. Ils réclament surtout plus de moyens pour l'éducation nationale, mais leurs demandes sont bien plus larges. Ils demandent notamment une rénovation des établissements scolaires, une embauche massive de personnel éducatif, de santé, d'accompagnement et d'orientation, ou encore une réforme de parcours sup et des rythmes scolaires et universitaires. De plus en plus de manifestants appellent aussi désormais à la fin des violences policières contre la mobilisation. Selon un bilan de ce lundi, au total, plus de 5000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, dont 4 400 mineurs, selon le ministère de la Justice, en comparaison, lors du mouvement des Gilets jaunes, 10 personnes avaient été placées en garde à vue en l'espace d'un an. Depuis le début de la mobilisation, plus de 700 membres des forces de l'ordre, une centaine de personnel de l'éducation et plus de 200 élèves ont aussi été blessés, selon le gouvernement. Au total, 10 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, la police des polices, pour de potentiels actes de violences policières. On vous avait notamment déjà parlé la semaine dernière d'un jeune garçon à Tours qui aurait reçu un tir de flash-ball et qui a perdu l'usage de son œil, mais depuis, d'autres cas ont été relayés. À Lens, un autre jeune a eu la main arrachée après l'explosion d'une grenade. À Saint-Ouen-le-Monde, un lycéen a reçu un tir de lance-grenade à bout portant au visage et souffre depuis d'une double fracture de la mâchoire et a plusieurs dents cassées. Il s'agit évidemment d'une liste non exhaustive et des enquêtes sont en cours. En tout cas, la Ligue des Droits de l'Homme et plusieurs organisations syndicales ont dénoncé des dérives en reprochant aux forces de l'ordre d'être particulièrement brutales et répressives face aux manifestants qui sont mineurs pour la plupart. L'ONG Amnesty France a également dénoncé ses violences. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, assure que les interventions policières se font, je cite, dans la quasi-totalité des cas de façon proportionnée. En tout cas, pour en revenir précisément à la mobilisation de ce mardi, en plus des lycéens, les étudiants ont aussi appelé à une grande mobilisation. Une inter-syndicale de l'Éducation nationale a également appelé à se joindre au mouvement, tout comme plusieurs syndicats comme la CGT et la CFDT. De son côté, le ministre de l'Éducation nationale, Frédéric Géfrès, a annoncé ce mardi sur Franceinfo l'ouverture d'une consultation sur Agora, une plateforme du gouvernement. Chaque lycéen peut, je cite, y exprimer ses difficultés et ses attentes. Il a aussi promis d'apporter une réponse dans les huit jours à tous les lycées confrontés à des difficultés de remplacement de professeurs absents. Mais les manifestants réclament des réponses concrètes du gouvernement. Résultat, 450 manifestants ont été recensés dans toute la France selon l'Union étudiante. Le ministère de l'Intérieur en dénombre 256 Selon l'Union étudiante, ce mardi matin, 90 % des universités étaient mobilisées en France, sans compter les universités d'Outre-mer et en Corse. Mais des manifestations ont aussi eu lieu en Outre-mer. L'Union syndicale lycéenne a, elle, revendiqué 1800 lycées perturbées ou fermées préventivement par l'éducation nationale. Sur les environ 3700 que compte la France, l'éducation nationale parle de près de 900 lycées dont les cours ont été suspendus soit totalement, soit partiellement. En réponse aux mobilisations, le premier ministre Sébastien Lecornu a également annoncé que les cours dans les lycées seraient suspendus dès mercredi et jusqu'à la fin de la semaine pour un temps de démocratie interne. On a contacté l'éducation nationale pour en savoir plus et les cours ne sont pas suspendus pour autant. En fait, une demi-journée sera banalisée pour permettre le dialogue entre lycéens et personnels lors de la reprise des cours en présentiel. Cette demi-journée devrait se tenir pour la grande majorité des lycées ce mercredi ou autrement dans la journée de jeudi ou vendredi en fonction de quand les lycées rouvrent. Très concrètement, la situation ne change pas spécialement par rapport à ce qu'il se passe déjà aujourd'hui. C'est au cas par cas selon l'établissement, avec un temps de dialogue en plus. N'hésitez pas à contacter vos lycées pour en savoir plus. En tout cas désormais, beaucoup de manifestants soulignent une forme de coalition des colères où différentes revendications pourraient se rejoindre. On l'a vu dans un premier temps avec les étudiants qui ont rejoint le mouvement avec globalement les mêmes revendications. Le syndicat de la Confédération Paysanne a aussi appelé les agriculteurs à rejoindre les blocages en tracteur. C'est pourquoi de plus en plus de personnes estiment que ce mouvement, qui était initialement lycéen, pourrait prendre encore plus d'ampleur en fonction des réponses apportées par le gouvernement. Comme on l'analysait il y a quelques jours, ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus global en France. On retrouve des tensions qui sont donc liées à l'éducation, mais aussi plus largement à la crise environnementale ou encore à une forme de crise de confiance envers la politique, le tout dans un contexte de crise économique et sociale en France. Certains soulignent donc que ce mouvement pourrait aussi évoluer vers une forme de ras-le-bol général de la population, à l'image du mouvement des Gilets jaunes en 2018 et 2019, avec la volonté d'élargir la contestation au maximum. Aujourd'hui, certains manifestants évoquent d'ailleurs l'idée de poursuivre la mobilisation jusqu'au samedi 17 octobre, date à laquelle des appels à se mobiliser contre la vie chère ont été lancés avec justement un potentiel retour des Gilets jaunes. En tout cas, une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, Force Ouvrière, l'UNSA et la FSU a aussi appelé ce lundi les salariés du privé et du public, les retraités et les jeunes, à une journée de grève et de manifestation d'ampleur le jeudi 5 novembre cette fois-ci. On continuera évidemment de suivre tout ça. Si vous voulez en savoir plus, on vous renvoie également vers les unes qu'on a déjà eu l'occasion de faire sur le sujet. Je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour.

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