E200 Toutes les bonnes choses ont une fin
InnerFrench
September 14, 2026
Après 9 ans d'existence, c'est la fin du podcast innerFrench. Hugo et Ingrid vous expliquent les raisons de cette décision, avant de se remémorer leurs meilleurs moments derrière le micro. Un grand merci à vous, chers auditeurs et auditrices, pour votre soutien tout au long de ces années!
Speakers Hugo Cotton, Ingrid
TopicsLanguage LearningEducation
Hugo Cotton (0:05)
Toutes les bonnes choses ont une fin. Salut à toutes et à tous, salut Ingrid.
Ingrid (0:16)
Salut Hugo, comment ça va ?
Hugo Cotton (0:19)
Eh ben ça va, j'ai un peu le track, je dirais. Avoir le track, c'est quand on a peur par exemple de faire une présentation devant des gens ou alors de faire un spectacle. Si on est un artiste, moi j'ai fait de la danse pendant un moment, donc je me souviens qu'avant de monter sur scène, quand j'étais jeune, j'avais le track. Là aussi, j'ai un peu le track parce qu'on va enregistrer un épisode assez spécial.
Ingrid (0:48)
Ouais, j'avoue que moi aussi, ça me fait bizarre.
Ce matin, j'avais des émotions un peu contraires à la fois, contentes, j'avais hâte de vous parler de ce dont on va vous parler parce que j'aime bien les grosses nouvelles en général. Mais en même temps, je dirais un peu de tristesse, un peu d'anxiété aussi, de comment ça va se passer, de la suite, tout ça.
Hugo Cotton (1:16)
Donc on ne va pas tourner autour du pot davantage. Je déteste les gens qui font ça sur YouTube ou dans les épisodes. Donc voilà, vous l'avez peut-être compris avec ce titre, mais c'est la fin du podcast. On arrête le podcast InnerFrench. Donc là, c'est l'épisode 200 On a profité que ce soit un chiffre rond. On s'est dit, surtout moi, que c'était un bon moment pour arrêter.
Et dans cet épisode, on va vous expliquer le pourquoi du comment, pourquoi on a pris cette décision. On va reparler un peu du podcast, de l'histoire du podcast, du travail qu'on a fait ensemble et avec vous. Et puis on va vous parler aussi, pour finir sur une note plus positive, de nos projets futurs. Donc voilà, je pense que...
Je ne sais pas si on va réussir à tenir 30 minutes, ça va peut-être être un peu plus long aujourd'hui, mais voilà, comme c'est le dernier épisode, je pense qu'on peut en profiter.
Ingrid (2:19)
Exceptionnellement, je pense que oui, c'est possible.
Hugo Cotton (2:22)
Allez, c'est parti !
Alors, pour commencer, donc pourquoi on a décidé d'arrêter le podcast ? Vous avez remarqué qu'on a fait une longue pause il y a quelques semaines, c'était juste avant l'épisode 197 Et c'était une pause, comme on vous l'avait dit, qui n'était pas prévue à cause de différents événements personnels, plutôt de mon côté, mon rien de trop grave. Mais voilà, ça m'a permis de réfléchir à pas mal de choses et puis plus les semaines passaient, moins j'avais envie de reprendre, de recommencer le podcast. Donc j'ai commencé à beaucoup y réfléchir, à beaucoup cogiter.
Et c'est vrai que quand j'ai commencé le podcast en 2017, les premières années, chaque épisode, c'était presque que du plaisir. Et puis progressivement, ce plaisir a un peu disparu. Il s'est un peu estompé. Il a été remplacé par une forme de pression, je dirais, parce que j'avais envie de faire toujours mieux. Voilà cette exigence de faire des épisodes de mieux en mieux, sachant que c'est assez difficile d'évaluer ce que c'est, c'est un bon épisode. Et puis plus l'audience grandissait, plus j'avais aussi envie de faire plaisir à tout le monde. Et c'est vrai que bon, on a commencé à recevoir un peu des messages contradictoires. Là, je parle surtout avant que tu arrives, Ingrid, parce que bon, après quand t'es arrivé, les choses ont changé. Mais voilà, avant que tu arrives, quand l'audience a commencé à augmenter, je recevais de plus en plus de messages avec des personnes qui avaient différentes demandes, certaines qui trouvaient que c'était trop facile, d'autres que c'était trop difficile. Et puis moi, évidemment, j'avais envie de faire plaisir à tout le monde et je me cassais la tête dans tous les sens, alors que c'était tout simplement impossible. Mais voilà, j'arrivais pas à accepter que je ne puisse pas faire un podcast qui plaise à tout le monde.
Et donc voilà, la spontanéité que j'avais au début sur les premiers épisodes, elle a commencé à un peu disparaître. Et puis en même temps, j'ai eu un peu ce qu'on appelle le fameux syndrome de l'imposteur.
Je pense que toi, t'as connu ça aussi peut-être en tant que journaliste. Mais voilà, quand on traite plein de sujets différents dans plein de domaines, à chaque fois on n'est pas expert de ces sujets. On doit trouver des informations. Mais voilà, comme on n'est pas expert, on fait parfois des erreurs. Il y a des choses, tout simplement, dont on n'a pas connaissance, des angles morts. Et voilà, moi j'avais l'impression d'être un imposteur parce que je suis pas vraiment linguiste. Bon, je suis prof de français, mais je suis pas linguiste. Ni sociologue, ni économiste, ni philosophe, ni même journaliste. Et on faisait des sujets dans tous ces domaines-là. Donc ça, ça a commencé aussi à me mettre une forme de pression. Je sais pas si toi, tu ressentais la même chose avant d'écriver des articles, puis après dans le podcast.
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