Anthony Ravau : comment Heroiks bouscule les géants de la publicité
Brand Zone
July 7, 2026
Je suis fier d’avoir reçu Anthony Ravau, fondateur et président d’Heroiks, le premier groupe indépendant français de communication et une référence du marché publicitaire parisien.
Speakers Anthony Ravau, Benoît Dessaux
Anthony Ravau (0:00)
Aujourd'hui, les groupes établis ne sont pas du tout prêts, contrairement à ce qu'ils disent. Il faut juste entendre les discours aujourd'hui sur les sujets des dirigeants des Big Six, pour voir qu'en fait, ils sont déjà embarrassés, parce qu'en fait, ils travaillent des structures très traditionnelles. Leurs agences sont très traditionnelles, très lourdes.
Il y a des annonceurs, de très gros annonceurs aujourd'hui, qui leur demandent de bouger sur ces sujets. Donc, de créer des structures beaucoup plus souples, agiles, qui réunissent, qui réconcilient en fait ces créatifs et ces techs. Et ils n'arrivent pas à le faire.
Et ce n'est pas parce qu'ils sont mauvais. Il y a des gens extrêmement talentueux, évidemment, chez les Big Six. C'est juste l'organisation. C'est juste que... On a besoin d'être agiles aujourd'hui.
Benoît Dessaux (0:50)
C'est des grosses machines.
Anthony Ravau (0:52)
C'est des grosses machines. Donc, il faut un peu repartir de zéro.
Benoît Dessaux (0:55)
Bienvenue dans Brand Zone, le podcast de ceux qui construisent l'influence. On décrypte les parcours, les visions et les stratégies de ceux qui transforment l'attention en impact.
Bonjour, dans Brand Zone, aujourd'hui, on reçoit Anthony Ravau. Anthony, tu es le fondateur de Heroiks, enseignement MyMedia. Bienvenue. Tu as commencé à travailler chez l'annonceur, notamment chez Lévis, et tu as créé en 2004-2005 MyMedia. Est-ce que tu peux nous faire un peu ton parcours, s'il te plaît ?
Anthony Ravau (1:24)
J'ai commencé en tant qu'annonceur au sein du groupe Lévis. J'étais responsable marketing de Dockers.
Et j'ai basculé assez rapidement dans le monde des télécoms. C'est un peu là où j'ai tout appris.
Parce que c'est dans le monde télécom que j'ai éprouvé des stratégies de marketing direct appliquées aux grands médias.
Donc je travaillais chez Wntel qui est un opérateur australien très agressif sur le marché français. Je me souviens de l'entretien d'embauche que j'ai fait avec les fondateurs qui m'ont dit we don't want a brand manager, we just want to fuck France Telecom. Le truc, le ton était donné. Donc ils avaient des techniques très agressives, mais aussi ils étaient énormément dans la mesure. Donc à l'époque, on faisait ce qu'on appelait des speedruns. On mettait des numéros de téléphone sur chaque média, à la télévision, à l'affichage. On mesurait absolument tout. Et ça générait évidemment des appels sur les call centers. Et donc on voyait directement le retour sur investissement, le fameux Heroik. On le voyait en live. Donc on savait dans la minute où on lançait une campagne, si elle avait marché ou pas, parce qu'en fonction du niveau d'atteinte des jauges, des centres d'appels, donc ça c'était assez excitant. J'ai basculé dans ce monde finalement du marketing direct très tôt. Et c'est ça qui m'a plu, c'est de faire des dispositifs très heroïstes qu'on pouvait mesurer et démontrer en fait finalement son utilité à travers les coûts d'acquisition, à travers un objectif super simple qui était de baisser les coûts d'acquisition. Et donc ça je l'ai fait chez Wanteh, je l'ai fait chez Free et je l'ai fait chez Neuf Telecom. Et comme je trouvais que les agences médias de l'époque étaient peu focalisées sur le Heroik et sur la mesure, avec David Raghrave, un ancien de Cara, on a décidé de créer MyMedia avec une promesse de réactivité et d'efficacité forte en 2005 Donc on a lancé en janvier 2005 l'agence avec comme budget fondateur Neuf Telecom, ce qui nous a permis de bien démarrer et d'exister auprès des régies. Ça a été un élément clé, on va dire, quand même du démarrage de l'agence. Et puis très vite, en fait, on a réussi à convaincre précisément des annonceurs qui avaient des logiques de ventes directes et qui voulaient justement appréhender les médias, on va dire, traditionnels, la télévision, l'affichage, mais de manière beaucoup plus héroïste. Et c'est la raison pour laquelle on a réussi, en fait, à convaincre un très grand nombre d'annonceurs pure player, des e-commerçants, donc les Allandos, les Trivago, les TripAdvisor, les Babel, les Mamatla, etc.,
de nous confier leur lancement. Donc on a fait énormément de lancements de pure player en France, avec toujours cette approche très héroïste. Et on est devenu le leader de ce qu'on appelle le direct response en France, qui est assez commun dans les pays anglo-saxons. Donc il y a énormément d'agences direct response en Australie, aux États-Unis, en Angleterre, mais c'est vrai qu'il n'y avait pas beaucoup d'agences direct response à l'époque en tout cas en France. Donc on est devenu le leader, on est toujours le leader aujourd'hui. On gère toujours beaucoup de pure players. Mais on s'est beaucoup développé sur l'ensemble, on va dire, des problématiques clients, sur pas mal de secteurs, notamment le retail, l'entertainment. Et donc aujourd'hui on gère sur la partie HL Space, à peu près 120 clients qui sont aussi bien des pure players que des retailers, que des marques de FMCG, etc. Donc très vite aussi on s'est dit, tiens, on avait des besoins exprimés par nos clients. Donc on s'est diversifié. Donc on a créé une agence SEO en 2011 avec un ancien d'apposition. Donc on a créé cette agence en joint venture, ce qui nous a permis de compléter vraiment notre expertise sur le digital. On a créé aussi un hot shot créatif qui s'appelait AXE, toujours avec un ancien du secteur qui était Emmanuel Gilbert, un ancien de Guidui. Et peu à peu, en fait, on est devenu un groupe totalement intégré, capable d'intervenir sur l'ensemble de la chaîne de la communication. Et c'est la raison pour laquelle en 2019, on s'est rebaptisé Heroiks, avec le Heroï au cœur de notre promesse. Donc avec toujours cette obsession du résultat, cette obsession du Heroï, avec une équipe, des équipes toujours focalisées justement sur les coûts d'acquisition, sur la génération de trafic en point de vente.
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