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#30 Philippe HERBETTE - Fitness Park artwork

#30 Philippe HERBETTE - Fitness Park

Liberté d'entreprendre

July 13, 2023

Philippe HERBETTE, champion de France de culturisme en 1993, devient chef d’entreprise à 21 ans,  en ouvrant sa première salle de sport, dans l’Oise. Il est aujourd’hui, à 51 ans, à la tête de près de 300 salles de sport en France et dans le monde, sous une même enseigne: FITNESS PARK.

Speakers Céline Amaury, Patrice Arditti, Philippe Herbette

Céline Amaury (0:00)

My Lymedias.

Patrice Arditti (0:01)

Cultivons le sens de l'écoute.

Céline Amaury (0:06)

Bonjour, Liberté d'entreprendre avec Céline Amaury aux manettes.

Patrice Arditti (0:11)

Et Patrice Arditti. Aujourd'hui, nous recevons le patron de Fitness Park, Philippe HERBETTE.

Philippe, vous êtes ancien champion de France, c'est difficile finalement. Ancien champion de France de culturisme junior. Et vous ouvrez votre première salle de sport tout jeune.

Philippe Herbette (0:31)

Oui, j'avais 21 ans quand j'avais ma première salle de sport. Mais j'ai commencé à fréquenter et à pratiquer donc cette activité à l'âge de 14 ans. Ce qui fait qu'à 21 ans, j'étais déjà un expert des salles de sport. Et qui plus est donc champion de France, donc j'ai fait une petite notoriété qui m'a peut-être aidé au démarrage.

Et donc j'ai eu cette chance à la fois de vivre de ma passion, puisque j'en ai fait un métier. Et donc de me lancer dans l'aventure entrepreneuriale, sans trop savoir où j'allais à 21 ans. Mais aujourd'hui, 30 ans après, ça continue. Donc c'est plutôt pas mal.

Céline Amaury (1:12)

Alors le patron de Fitness Park, ex-groupe Moving, il y a quelque chose d'assez sympathique lorsqu'on lit un petit peu votre évolution.

Vous étiez, vous le disiez, extrêmement attiré par le sport et par le fitness. Et vous avez décidé finalement de vous lancer, et c'est important ça dans l'entreprenariat, parce qu'on vous refusait de vous embaucher dans une salle. J'ai entendu que lorsque vous étiez beaucoup plus jeune, vous aviez essayé de bosser dans ce milieu-là. Et comme ça ne collait pas, alors est-ce que vous vouliez être embauché ou pas, je n'en sais rien, mais vous vous êtes dit que puisque c'est ça, je vais me débrouiller tout seul. Est-ce que ça fait partie de la légende ou c'est bidon?

Philippe Herbette (2:10)

Alors c'est vrai que je rêvais de travailler dans ce milieu parce que c'était une passion. De toute façon, tous les sportifs passionnés j'imagine rêvent de travailler dans leur salle d'entraînement. Bon, je n'ai pas trop d'emploi mais c'est aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de salles de sport à l'époque. Ce n'est pas comme aujourd'hui où ça ouvre tous les jours. Et puis, par contre, quand j'étais champion de France, quelques mois après, il y a eu un événement organisé autour du bodybuilding. On peut dire culturisme, c'est la même chose. Culturisme, bodybuilding, c'est juste le mot en anglais et en français. Qui étaient les championnats de bodybuilding de Picardie organisés à Amiens. Amiens, c'était ma ville.

Donc j'étais ravi de faire cette démonstration.

Je n'étais pas prévu pour faire la compétition parce que j'étais champion de France. J'étais prévu pour faire la démonstration à la fin de la compétition. J'étais ravi de le faire parce que ça me permettait de me montrer à mes amis, mes parents. Puisque comme là, j'étais dans ma ville, ils n'avaient pas d'excuse. Ils étaient obligés de venir me voir.

Et puis, les personnes qui sont les organisateurs de cette compétition m'annoncent trois mois avant que non, finalement, ça ne se fera pas. Ils n'arrivent pas à avoir de locaux, ils n'arrivent pas à avoir de subventions, ils n'arrivent pas à avoir de sponsors, bon, ça ne se fera pas. Donc, j'étais très déçu. Et je me dis, est-ce que je ne peux pas, moi, participer à ça, essayer de faire quelque chose? Ils m'ont dit, ben, vas-y, essaye sans trop y croire. Et donc, j'ai mis tout mon énergie. J'ai été voir tous les commerçants d'Amiens, j'ai été voir les gens à la mairie, je ne sais même plus qui m'a reçu. Bref, j'ai réussi à tout obtenir. La salle, les chaises, de l'argent, des sponsors, Énergie à l'époque, la radio Énergie, qui parlait de nous à tout va, des imprimeries qui nous offraient, voilà. Et donc, on a organisé cette compétition. Cette compétition s'est organisée. On a eu plus de 500 personnes payantes, plus de 500 places payantes qui sont venues voir la compétition. Donc, c'était un vrai succès, j'étais ravi. Et à la fin de ça, donc, j'ai pu faire ma compétition.

Et me donner un spectacle devant mes amis. Et à la fin de ça, je me suis dit, c'est vrai, parce que j'ai quand même réussi à faire un truc que les grands, entre guillemets, parce que c'était des gens de 40 ans, n'ont pas réussi à faire. Peut-être que je peux continuer dans la débrouillardise. Moi, à l'époque, j'ai appelé ça la débrouillardise et non pas l'entrepreneuriat. Et donc, voilà, je me suis dit, bah, maintenant, je vais faire le truc osé. Je vais ouvrir ma salle de sport. Et quelques mois après, j'ouvrais ma salle de sport.

Oui, j'ai commencé finalement par l'événementiel. Avec le recul.

Patrice Arditti (4:37)

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