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1 | Farah, 36 ans – Reniée par sa famille pour avoir aimé un homme non-musulman

Révolution des Cœurs

November 6, 2024

Dans ce premier épisode de Révolution des Cœurs, Farah raconte son parcours vers l’émancipation.Née en France dans une famille musulmane elle grandit avec des attentes familiales fortes concernant l’amour et le mariage.

Speakers Farah

Farah (0:10)

Je m'appelle Farah, j'ai 36 ans et je suis d'origine algérienne. Je suis née en France, je suis la dernière de la fratrie et j'ai deux frères plus âgés que moi. J'ai grandi dans les années 90, une époque où la religion était peu creusante. On faisait seulement le ramadan à la maison plus par tradition. J'avais des amis d'origine différente, ça ne posait aucun problème. À l'adolescence, les choses ont commencé à changer. Mais tout s'est rousséré autour de moi. On me disait de m'habiller convenablement dans mon terre à mes frères. Je me disais que mes frères pouvaient rester dehors. Personne ne leur demandait des comptes. En relance, on me disait qu'une fille respectable ne pouvait pas sortir. Je m'aigradais grâce au livre. J'étais une vraie petite antélo. Les parents ont toujours insisté pour que je réussisse à l'école. Ils ont déménagé pour que j'allais dans un bon lycée où j'ai fait des rencontres de personnes de parcours complètement différentes. Les soirées étaient organisées, mais je ne pouvais pas y rentrer. J'ai même contesté d'avoir un job de bénéficiaire pour aller à certaines soirées en cachette. Je me sentais guilante. J'ai eu des amorettes, à l'insulte de tous, bien entendu. Ma mère a toujours mis en garde contre la sexualité. C'était un tabou immense. Un nom dit. Je ne crois pas qu'elle ait en fait littéralement prononcé les mots je dois rester l'air jusqu'au mariage, mais elle me l'a fait comprendre à différentes entreprises. Encore aujourd'hui, j'ai en tête le souvenir d'une de mes tantes qui a eu un enfant en mariage qui a été bannie de la sani 20 ans auparavant et que personne n'a jamais revu. En fait, avoir un enfant en mariage est la code évidente de la terre de la virginité d'une femme, ce qui représente le plus courant affront pour une famille et la communauté en général. J'ai toujours eu peur d'avoir des relations sexuelles. Tant que de tomber ensemble et d'être rejeté à mon tour. Après l'attaque, j'ai voulu partir. Je suffoquais. Mes deux frères s'étaient mariés avec des amies musulmanes pratiquantes. Une en train de venir d'Algérie et ne parlait pas français. Je me suis toujours sentie différente du reste de ma famille. J'ai déménagé à Bordeaux pour mes études. J'étais en coloc au début. Ça rassurait mes parents. Là, j'ai découvert la liberté. La liberté de faire ce que je voulais, ma liberté d'être qui je voulais. J'ai eu quelques contents, mais je n'arrivais pas à passer le cadre de relations sexuelles. J'ai consulté une psy et même une sexologue qui m'a expliqué que le facteur culturel jouait pour beaucoup, mais que ces interdictions liées à la sexualité avait laissé des marques sur mon corps. A grand travail sur moi-même, j'ai réussi à me libérer. Ce fut un véritable chemin de croix. J'ai rencontré un qui te gardera mon ami à la salle des études. Au bout d'un an, on s'est installé ensemble. J'ai caché cette relation les parents pendant deux ans. J'ai émenti sur absolument tout. Quand ils venaient me rendre visite, je cachais les bouteilles d'alcool, je cachais les affaires de Julien, qui allait tasser le week-end chez un ami. La famille Julien m'a éclairé les bras de grands ouverts, ce qui m'a sentie en fous. On existait lui et moi en tant que couple avec eux et c'était merveilleux. Au bout de deux ans de concubinage, bien assaillant de cocon et aussi professionnellement, Julien et moi voulions penser au mariage, aux enfants. J'ai donc décidé de tout dire à ma famille. J'ai commencé par rendre mes frères le coups ouverts des deux, si on peut dire ça comme ça. Il a littéralement pété les plombs. Il m'a ordonné de roncar avec Julien, de revenir en bercail et de ne jamais s'en parler aux parents. Ce coutume m'a refroidie. Pendant des mois, j'ai mis ça de côté. Puis Julien a commencé à s'affronter. Il en a eu marre des mensonges et de leurs effets sur ma santé mentale. Parce qu'il faut dire qu'à l'époque, j'étais dans une scie infernale, complètement tiradée à la limite de la schizophrénie. Pour Julien, le rejet était un concept fou. Il n'arrêtait pas de dire que ma famille s'y ferait, que je l'aimais et qu'on comprenait. Mais ce n'est pas aussi simple que ça. Un week-end de mai, mes parents viennent me rendre visite. Je me lance et annonce en étant que j'ai un homme français, athée et qu'on souhaite se marier. Mon père entre dans une colère noire et tard au bout de quelques minutes. Ma mère, plus silencieuse, me fait un bisou sur le fond et me dit en partie à Ben-Ti, ça veut dire ma fille, c'est ta famille ou lui, mais tu ne peux pas avoir les deux. Ça les chute d'une atroce de menace de la part de mes deux frères et du silence de la part de mes dents. Ma sani voulait que Julien se convertisse en islam, mais moi-même je n'étais pas croyante, pour ça ne rimait à rien. La conversion était juste un moyen de faire plaisir à la famille au sens plus large. En ce cas, j'ai beaucoup d'air d'yeux, mais il faut savoir que le regard des autres compte énormément si ce n'est plus. Je me dis avec le recul que si chaque parent faisait passer l'amour inconditionnel avant tout le reste, on éviterait tellement de déchirement. Je n'étais pas craquée, j'ai trouvé l'effort sans moi d'avancer, en trémuchant sous ma grève. J'ai écouté Julien il a 6 ans, j'en ai lu de mes parents, mes frères, leurs femmes et leurs enfants. Personne n'est venu. J'ai simplement reçu un texto d'un de mes frères le jour même qui disait qu'il le regrettera. Malheureusement, je ne peux pas dire que mon mariage était le plus beau jour de ma vie, car ne pas avoir au moins ma mère à mes côtés, d'après celles cas. Et en même temps, j'ai posé l'emmenadini encore une fois, j'étais tiraillée.

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