**Sophie Larmoyer** (0:02)
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Sophie Larmoyer et il est l'heure du monde.
Aujourd'hui, coup de projecteur sur un sportif hors norme qui sous la toise fait 2 mètres 24 Je suis sûre que vous avez deviné, c'est de Victor Wembanyama dont on parle aujourd'hui, le prodige des parquets parvenu au sommet du basket mondial en trois saisons seulement aux Etats-Unis. À 22 ans à peine, le joueur natif du Chesnay dans les Yvelines a propulsé son équipe en finale de la NBA, la plus prestigieuse ligue de basket au monde. Son équipe, ce sont les San Antonio Spurs du Texas. Face à eux, les New York Knicks. Alors on a pensé que c'était le moment parfait pour réécouter le portrait que l'Heure du Monde avait consacré à Wemby à la fin de sa toute première saison américaine, donc il y a deux ans. Vous allez entendre Clément Martel du Service des Sports du Monde qui répond aux questions de Jean-Guillaume Santi. Mais avant ça, on fait un petit détour par New York pour rejoindre Nicolas Chapuis, l'un des correspondants du monde aux Etats-Unis. Il a couvert les derniers matchs des Spurs et des Knicks et l'ascension de Wemby. Wembanyama, un français au sommet du basket mondial. Un épisode de Madjid Bennaceur, réalisation Florentin Baume et Quentin Tenaud.
Bonjour Nicolas.
**Nicolas Chapuis** (1:33)
Bonjour Sophie.
**Sophie Larmoyer** (1:34)
Alors les Spurs de San Antonio et les Knicks de New York s'affrontent donc depuis mercredi dans les finales de la NBA.
Les premiers à remporter quatre matchs seront sacrés champions. Un duel qui suscite beaucoup de ferveur, on l'imagine.
**Nicolas Chapuis** (1:48)
Oui, il y a une grosse ambiance aux Etats-Unis autour de cette finale. C'est un peu l'opposition des publics entre celui de New York, la grande ville de la Côtesse, qui n'avait plus connu les finales NBA depuis 1999
Et à New York, le basket est un peu roi, donc il y a une grosse ambiance dans la ville. Et puis de l'autre côté, c'est des ambiances texanes, assez chaudes aussi, avec San Antonio, qui est plus habitué aux finales. Mais l'engouement autour de Victor Wembanyama est énorme ici. Et puis, c'est pas forcément la finale qu'on attendait. D'un côté, les Knicks avaient une bonne équipe au début de saison et on savait qu'ils pouvaient faire quelque chose. Ils ont construit une équipe patiemment ces dernières années. Ils ont changé de stratégie. Ils avaient tenté dans les années 2010 une stratégie autour de grandes stars. Et puis là, depuis deux, trois ans, ils ont commencé à construire une équipe de manière plus intelligente, plus patiante, un groupe soudé qui arrive enfin en finale en 2026
De l'autre côté, on a les Spurs qui ont déjà cinq titres, mais le dernier date de 2014
Depuis, ils ont plutôt été dans les bas fonds de la NBA et c'est comme ça qu'ils ont reconstruit un peu cette équipe via la draft, le système de loterie aux Etats-Unis.
En draftant d'abord Victor Wembanyama, qui est considéré ici comme le futur ou même déjà l'actuel prodige du basket. Et puis d'autres jeunes joueurs. Mais cette équipe a été plutôt programmée pour réussir dans deux, trois ans. Mais les jeunes recrues sont très très bonnes et Wembanyama est un accélérateur formidable de réussite.
**Sophie Larmoyer** (3:18)
Tu dirais qu'il a un rôle décisif dans cette accession en finale de la NBA pour cette équipe ?
**Nicolas Chapuis** (3:22)
Plus que décisif, il est central dans la réussite des Spurs. Tout le projet est battu autour de lui. C'est le meilleur joueur de l'équipe et même déjà de la ligue, pensent certains. Il a été élu à l'unanimité, c'est la première fois, meilleur défenseur de l'année. Et même s'il est encore perfectible en attaque par séquence, il est déjà inarrêtable.
Il est capable de faire des choses que les autres ne peuvent pas contrer.
Ce qu'il faut comprendre avec Wembanyama, c'est qu'il y a déjà eu des géants NBA, des joueurs de sa taille, mais aucun qui a la mobilité, la fluidité corporelle de Wembanyama. Habituellement, les grands comme Wembanyama sont plutôt pâteaux. Lui, Wembanyama, c'est un peu comme un arrière ou un meneur, plutôt les petits joueurs de l'équipe dans le corps d'un pivot. Et ça, c'est quelque chose qu'on n'avait jamais vu en basket. Et les Américains ici sont absolument époustouflés par le phénomène Wembanyama.
**Sophie Larmoyer** (4:14)
Alors, vu d'ici, on est évidemment ravis qu'un Français réussisse comme ça en NBA. On trouve que ce grand gars est formidable, mais je crois qu'on mesure pas forcément justement ce qu'il représente déjà à 22 ans aux Etats-Unis. Tu viens de le laisser entendre. Tu peux nous expliquer un peu ça ?
**Nicolas Chapuis** (4:30)
Oui, je sais qu'en France, parfois, il y a une psych-musique qui trouve qu'on en fait trop sur Wembanyama.
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