**Thomas Baumgartner** (0:02)
Bonjour à toutes et à tous, je suis Thomas Baumgartner et il est L'Heure du Monde.
Aujourd'hui, comment comprendre l'accord entre Israël et le Liban ? C'est un accord cadre qui a été signé vendredi à Washington et qui doit mener, selon le secrétaire d'État américain Marco Rubio, à une paix et une sécurité durable. Il doit mettre fin à la guerre entre Israël et le mouvement chez Hezbollah, qui a commencé le 2 mars et a fait plus de 4 200 morts au Liban, essentiellement des civils. Un conflit entre deux voisins, Israël au sud et le Liban au nord. Cet accord cadre, forcément fragile, a d'emblée été rejeté par le Hezbollah et a subi plusieurs coups de canif. Alors, est-ce que la paix peut vraiment émerger de cette signature entre les deux voisins ? Où les discussions peuvent-elles mener alors que les parties prenantes semblent surtout chercher à gagner du temps ? Et comment comprendre cet accord en marge des négociations américano-iradiennes ? Hélène Sallon et Luc Bronner sont les correspondants du Monde respectivement au Liban et en Israël. Ils vont décortiquer pour nous les termes de l'accord et on essaiera de voir avec eux si malgré tout on peut imaginer un Moyen-Orient un peu, un peu, pacifié. Accord Israël-Liban, Quel apaisement pour le Moyen-Orient, un épisode de Marion Bothorel et Yann Plantier réalisé par Florentin Baume.
Bonjour Hélène. Bonjour Luc.
**Hélène Sallon** (1:33)
Bonjour Thomas.
**Luc Bronner** (1:34)
Bonjour Thomas.
**Thomas Baumgartner** (1:35)
Donc on a entendu parler de l'accord signé le week-end dernier entre Liban et Israël.
On va revenir sur le contenu de l'accord, mais il faudrait qu'on donne un peu de contexte pour mieux suivre. Il y a différentes négociations croisées. Est-ce que tu peux nous rappeler quelles négociations sont menées en ce moment en parallèle ? Luc ?
**Luc Bronner** (1:53)
C'est ce qui est compliqué dans la période actuelle, c'est qu'on est dans une phase où deux discussions ont lieu en parallèle, mais chacune des deux discussions peut avoir un impact sur l'autre.
Si on avait à résumer, il y a une grande discussion qui a lieu entre l'Iran et les États-Unis, et qui depuis plusieurs semaines conduit à des phases d'escalade et de désescalade, avec parfois des affrontements militaires, des déclarations verbales, et puis une série d'interrogations de fond sur le devenir de cet accord, dont on voit les fragilités, dont on voit les menaces qui sont portées par chacun des deux acteurs principaux, donc l'Iran et les États-Unis. Et en parallèle, se tiennent des négociations entre Israël et le Liban, sous l'égide des États-Unis, et qui visent à obtenir la fin des affrontements directs sur le sol libanais, qui opposent Israël et l'Hezbollah, qui doit permettre peut-être, selon les scénarios, d'arriver à une forme de paix entre ces deux États, et peut-être à terme aussi, avec énormément d'incertitude, à un retrait de l'armée israélienne. Donc ces deux négociations sont en parallèle, mais ces deux négociations sont en permanence reliées par les différents acteurs, et notamment par l'Iran, qui veut absolument faire du dossier libanais un dossier sur lequel peser dans la grande négociation.
**Thomas Baumgartner** (3:08)
Car l'Iran a un allié au Liban, le Hezbollah, le Parti Shiite, et c'est dans le cadre de la petite négociation, celle entre le Liban et l'Israël, qu'un protocole d'accord a été signé vendredi 26 juin aux États-Unis. On écoute Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, qui s'en félicite.
**SPEAKER_3** (3:25)
Nous sommes heureux d'annoncer un accord entre le gouvernement souverain du Liban et bien sûr le gouvernement d'Israël, qui va permettre de mettre en place un cadre pour une paix et une sécurité durable.
**Luc Bronner** (3:39)
Et c'est ce que ces deux nations méritent.
**Thomas Baumgartner** (3:42)
Qu'est-ce que contient cet accord, Hélène ?
**Hélène Sallon** (3:44)
Déjà, je voudrais revenir brièvement sur sa genèse. Le président libanais Joseph Aoun a proposé ces pourparlers directs qui ont conduit à l'accord du 26 juin. Il a voulu ces pourparlers directs pour mettre fin à la guerre qui a provoqué le Hezbollah contre Israël et à laquelle l'État libanais et le président étaient opposés et qui a conduit à d'importantes destructions, 4 200 morts on l'a dit, d'importantes destructions et surtout l'occupation par Israël de près de 6 % du territoire libanais au sud du Liban, dans une profondeur de 10 kilomètres. Donc Joseph Aoun veut mettre fin à cette guerre. Il veut des pourparlers directs avec Israël parce qu'il veut manifester la souveraineté du Liban. Le problème, c'est qu'il part dans un rapport de force très défavorable et très favorable à Israël. Et ça se traduit dans cet accord du 26 juin. C'est-à-dire que Joseph Aoun n'a pas réussi à obtenir ces préconditions inscrites dans l'accord, qui était un cessez-le-feu permanent, et le retrait immédiat d'Israël des territoires. Donc qu'est-ce qu'il a obtenu et qu'est-ce qu'il a concédé ?
18 more minutes of transcript below
Try it now — copy, paste, done:
curl -H "x-api-key: pt_demo" \
https://spoken.md/transcripts/1000651996090
Works with Claude, ChatGPT, Cursor, and any agent that makes HTTP calls.
From $0.10 per transcript. No subscription. Credits never expire.
Using your own key:
curl -H "x-api-key: YOUR_KEY" \
https://spoken.md/transcripts/1000774936751