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**Blanche Vathonne** (0:00)
Une cellule secrète aurait été créée par les Etats-Unis pour tenter de déstabiliser le régime communiste cubain. Cette annonce intervient alors que l'île est soumise à un important embargo américain depuis plus de 60 ans. Mais alors que s'étend-t-on de cette cellule et quels sont les objectifs du président états-unien Donald Trump à Cuba ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ce format d'Actu du Jour, disponible sur YouTube et en podcast audio. Bon, avant de rentrer dans le vif du sujet, petite remise en contexte. Cuba, c'est un pays des Caraïbes de moins de 10 millions d'habitants, situé à environ 150 km des côtes de Floride aux Etats-Unis. Depuis les années 60, pendant la guerre froide, cette île communiste, alors alliée de l'URSS, est visée par un embargo américain toujours en vigueur aujourd'hui. Ça signifie que les entreprises américaines sont fortement limitées dans leurs échanges avec Cuba et l'île subit d'importantes restrictions financières, qui dissuadent aussi certains investisseurs étrangers par peur de sanctions. L'ONU réclame régulièrement la fin de cet embargo qu'elle juge contraire au droit international, mais la situation s'est encore aggravée récemment. Vous vous en souvenez peut-être, en janvier dernier les Etats-Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié historique de Cuba qui fournissait l'essentiel de son pétrole à l'île. Ces importations se sont donc brutalement arrêtées, plongeant Cuba dans une grave crise énergétique. Résultat, l'île fait face à des coupures d'électricité régulières, parfois pendant plusieurs jours, avec des conséquences sur l'accès à l'eau potable et à la nourriture. Pour vous donner une idée, rien qu'en juillet Cuba a connu trois coupures d'électricité générales. Sur place, des manifestations dénoncent à la fois la gestion du pays par le gouvernement cubain et les conséquences de l'embargo étasunien. Certains experts estiment en effet que la crise est aussi aggravée par des choix économiques internes. Face à cette situation, le président des États-Unis, Donald Trump, affirme régulièrement que Cuba est sur le point de s'effondrer et qu'il pourrait s'en prendre à l'île une fois le dossier de l'Iran terminé. Selon lui, Cuba représente, je cite, une menace extraordinaire pour la sécurité nationale américaine. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, est d'ailleurs visé par des sanctions américaines depuis juillet 2025 C'est dans ce climat que John Radcliffe, le patron de la CIA, donc l'une des agences de renseignement les plus connues aux Etats-Unis, s'est rendu à la Havana, la capitale cubaine, en mai dernier pour rencontrer de hauts responsables cubains. Il leur aurait alors expliqué que les Etats-Unis pourraient envisager une coopération économique et sécuritaire avec Cuba, mais seulement si l'île opère des changements fondamentaux et cesse, selon les Etats-Unis, d'être un refuge pour les adversaires des Etats-Unis. Et c'est là qu'intervient la cellule secrète dont je vous parlais en introduction. Son existence a été révélée début août par le New York Times. Selon le journal américain, son objectif serait de créer des fissures au sein de l'élite politique cubaine pour pousser les dirigeants qui sont les plus hostiles aux Etats-Unis à céder leur place à des profils prêts à collaborer avec l'administration Trump. Ce scénario rappelle celui du Venezuela où Delci Rodriguez, ancienne proche de Nicolas Maduro, a pris sa place après sa capture et est désormais présidente par un terrym. À Cuba, la cellule recrute déjà des officiers chargés de gérer des sources sur le terrain, des analystes du renseignement et des spécialistes des cyberopérations. Il pourrait notamment chercher à repérer des financements cachés au sein du pouvoir cubain, puis à les révéler pour fragiliser certains dirigeants et influencer l'opinion publique. A noter que pendant la guerre froide, la CIA avait déjà créé une cellule spéciale. Cette cellule avait notamment supervisé le débarquement raté de la baie des cochons en 1961 Des exilés cubains soutenus par les Etats-Unis avaient alors tenté de renverser Fidel Castro, le dirigeant communiste de Cuba, mais l'opération avait échoué en quelques jours. Cependant, contrairement à cette ancienne cellule, la nouvelle structure n'est pour l'instant pas autorisée à mener d'opérations mortelles. En tout cas, cette initiative s'inscrit dans un effort plus large de surveillance de l'île par les Etats-Unis. L'administration Trump a d'ailleurs récemment classé Cuba en priorité numéro 1 au sein de ses services de renseignement au même niveau que la Chine, l'Iran ou la Russie. Les satellites américains ont notamment été redéployés pour mieux surveiller le territoire. De son côté, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères a dénoncé ce projet de cellule spécial, estimant que Cuba est depuis longtemps la cible d'action d'espionnage, de subversion et de déstabilisation menée par la CIA. Le président cubain Miguel Diaz-Canel a quant à lui dénoncé il y a quelques jours, je cite, la politique génocidaire des États-Unis envers Cuba, accusant le pays de vouloir s'approprier l'île. Des experts indépendants de l'ONU ont également alerté sur les conséquences des sanctions américaines pour les droits à la santé, à la vie, à la nourriture et au développement, et appelé la communauté internationale à agir rapidement pour éviter une crise majeure. En tout cas, pour le moment, aucune source ne permet d'affirmer si cette cellule pourrait à terme ouvrir la voie à une intervention militaire américaine. Certains observateurs soulignent cependant que historiquement, le renforcement des services de renseignement a parfois précédé ce type d'opérations. On suivra tout ça, je vous laisse avec Léah pour le reste de l'actualité importante du jour.
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