Topics: News
**Samy** (0:00)
C'est le début d'une nouvelle guerre commerciale d'ampleur. Les Etats-Unis et le Canada sont en plein bras de fer concernant des milliards de dollars de marchandises. Et Donald Trump prend désormais de nombreuses mesures menaçant directement le Canada. Mais alors jusqu'où ces tensions pourraient-elles aller et à quel point pourraient-elles impacter les deux puissances ? Salut, c'est Samy, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'Actu du jour disponible sur YouTube et en podcast audio. Alors pour bien remettre du contexte sur toute la situation, les Etats-Unis et le Canada possèdent l'une des plus importantes relations économiques au monde. Chaque jour, c'est l'équivalent de plus de 2 milliards de dollars qui circulent entre les deux pays. Et résultat, le Canada n'a pas pu échapper à l'importante guerre commerciale lancée par le Président des Etats-Unis Donald Trump l'an dernier et dont on avait beaucoup parlé dans ce format. Alors on va pas revenir en détail sur celle-ci, mais pendant plusieurs mois, les deux pays ont enchaîné augmentation des tarifs douaniers, accords et négociations. À l'origine, Donald Trump avait justifié ses droits de douane en affirmant que le Canada ne faisait pas assez d'efforts pour lutter contre l'immigration illégale et le trafic de fentanyl, une puissante drogue qui ravage les Etats-Unis. Mais il a aussi assumé un objectif économique, obtenir de meilleurs prix et pousser les entreprises à produire davantage aux Etats-Unis. Mais sur ce point, beaucoup d'experts affirment que ces différents droits de douane ont globalement aussi fait grimper les prix pour les consommateurs américains dans certains secteurs. Parce qu'effectivement, dans ce contexte, si les Etats-Unis taxent des produits canadiens, ce sont les entreprises américaines qui paient plus cher pour importer ces produits. Et cette situation peut justement les pousser à augmenter davantage leurs prix pour encaisser les droits de douane ou à simplement moins commercer avec le Canada quand c'est possible. De fait, le Canada est donc sorti fragilisé de cette guerre commerciale avec des droits de douane assez élevés qui ont continué de frapper des secteurs clés comme l'acier, l'aluminium ou encore l'automobile, ce qui a directement impacté l'économie canadienne. Mais dans ce contexte, le premier ministre canadien Mac Carney a par exemple cherché à diversifier ses partenaires commerciaux pour être moins dépendant des Etats-Unis. Et en parallèle de tout ça, le Canada a continué de négocier avec le pays pour tenter de conclure un nouvel accord commercial. Et jusque là, tout semblait plutôt bien se porter jusqu'à ce que ces négociations échouent finalement. La semaine dernière, Mac Carney a dénoncé des modifications de dernière minute apportées par les Etats-Unis qui, je cite, remettaient en cause la fiabilité de tout accord. Les Etats-Unis ont quant à eux accusé le Canada d'avoir refusé une offre qui lui aurait accordé un traitement plus favorable qu'un n'importe quel autre exportateur sur le marché américain. Résultat, dès le lendemain de cette annonce, samedi dernier, les Etats-Unis ont fait entrer en vigueur de nouveaux droits de douane de 50 % sur des centaines de produits canadiens exportés vers les Etats-Unis. On parle au total sur un an d'environ 20 milliards de dollars de marchandises concernées. Ce sont environ 5,5 % des exportations canadiennes vers les Etats-Unis qui sont directement impactées. Pour bien comprendre, ça veut donc dire que depuis samedi dernier, les entreprises américaines taxent notamment davantage, en plus de leurs anciennes taxes, les vins, les boissons alcoolisées, certains matériaux de construction, les vêtements éthiques styles et encore certains produits laitiers et le ciment. Alors en réponse, le Canada a promis de riposter dès septembre, je cite, au dollar près, en imposant des droits de douane équivalents. Ça concerne notamment l'acier, l'aluminium, mais aussi des produits qui sont par exemple liés au papier ou à l'électronique. Et dans la foulée des tensions, Donald Trump a affirmé que les dirigeants canadiens devaient, je cite, rentrer dans les rangs, sous peine de conséquences bien pire que les tarifs actuels. Et à l'heure où je vous parle, cette guerre commerciale semble d'ailleurs déjà avoir pris une toute nouvelle dimension. Ce jeudi, Donald Trump est allé jusqu'à signer un décret qui, selon lui, change immédiatement le nom du lac Ontario, un célèbre lac situé à la frontière américano-canadienne, en lac Amérique. Et cette décision n'est d'ailleurs pas anodine quand on sait que l'Ontario est l'une des régions au Canada qui est la plus exposée, car elle concentre beaucoup de secteurs durement frappés par les tarifs américains. Et vous en avez déjà parlé, mais cette situation rappelle aussi notamment le choix qu'avait déjà pris Donald Trump de renommer le golfe du Mexique en golfe d'Amérique. Et attention, même si ces décisions ne sont pas reconnues internationalement, elles sont globalement presque devenues une habitude pour Donald Trump. Beaucoup d'observateurs soulignent qu'au-delà de la guerre commerciale, Donald Trump profite aussi de ce contexte pour rabaisser symboliquement le Canada en empiétant presque sur son indépendance. Chose qui n'est pas non plus anodine quand on sait que le président étasunien a déjà plusieurs fois évoqué le fait que le Canada pourrait devenir le 51ème état des États-Unis. Maintenant qu'on a bien revu tout ça, jusqu'où ce conflit pourrait aller, et bien pour l'heure, les tensions continuent d'augmenter entre les deux pays qui se menacent de nouvelles représailles commerciales. Mais à terme, beaucoup d'experts soulignent tout de même qu'il y a de grandes chances que le Canada et les États-Unis reviennent à la table des discussions car cette guerre commerciale risque de pénaliser l'économie des deux pays. La vraie question aujourd'hui sera donc plutôt jusqu'où les États-Unis et le Canada sont vraiment prêts à pousser pour renouer le dialogue. Sur ce point, la situation a lancé de nombreux débats au Canada, notamment celui qui oppose deux visions politiques. Est-ce qu'il faut continuer d'adopter une ligne dure face aux États-Unis et Donald Trump, comme le fait le pays actuellement, ou est-ce qu'il faudrait mieux privilégier la recherche du compromis quitte à faire des concessions ? Ce débat résonne d'ailleurs aussi directement en Europe, qui a également été confronté à une guerre commerciale avec les États-Unis. En tout cas pour l'heure, la ministre canadienne de l'Industrie, Melanie Jolie, affirme que toutes les options sont envisagées pour répondre à la guerre commerciale menée par les États-Unis. On verra si toute cette situation poussera le Canada à prendre encore plus ses chances avec le pays ou s'il sera en quelque sorte forcé de rester lié au marché américain compte tenu de l'ampleur des échanges entre les deux pays. On suivra évidemment tout ça et je vous laisse avec Laurie pour le reste de l'actualité importante du jour.
7 more minutes of transcript below
Thousands of transcripts fetched by people building searchable podcast archives
Try it now — copy, paste, done:
curl -H "x-api-key: pt_demo" \
https://spoken.md/transcripts/1000651996090
Works with Claude, ChatGPT, Cursor, and any agent that makes HTTP calls.
From $0.10 per transcript. No subscription. Credits never expire. Prices exclude VAT, added at checkout for EU customers. Not what you expected? Email us within 14 days with 20 or fewer credits used and we refund the pack in full.
Using your own key:
curl -H "x-api-key: YOUR_KEY" \
https://spoken.md/transcripts/YOUR_EPISODE_ID