**Hugo Décrypte** (0:00)
Un projet de loi adopté la semaine dernière par l'Assemblée de Californie aux Etats-Unis pourrait bientôt être examiné puis adopté par le Sénat Californien. S'il entre en vigueur, il obligerait les éditeurs de jeux vidéo à garantir l'accès à leurs jeux même après la fermeture de leur serveur ou à proposer un remboursement aux joueurs. Cette mesure pourrait profondément changer les règles du secteur du jeu vidéo. Alors pourquoi ce projet de loi est-il considéré comme historique ? Salut ces blanches, j'espère que vous allez bien. Et aujourd'hui, on va aussi parler de la saison 4 de Lupin, qui a enfin une date de sortie, et de l'émission Quotidien, qui perd deux de ses chroniqueuses les plus emblématiques. On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité culturelle du jour en quelques minutes. On commence avec le sujet à la une de ce podcast. Aux Etats-Unis, un premier projet de loi pour mieux protéger les joueurs de jeux vidéo vient d'être adopté par l'Assemblée de l'État de Californie. Pour les défenseurs de ce texte, l'idée est simple. Lorsqu'un joueur achète un jeu vidéo, il ne devrait pas perdre l'accès à celui-ci simplement parce que l'éditeur décide des années plus tard de l'arrêter pour une quelconque raison. Mais avant de comprendre les enjeux de ce projet de loi, il faut revenir à l'origine de cette mobilisation. A sa tête, on retrouve le youtubeur américain Ross Scott, plus connu sous le pseudo Accursed Farms, également militant pour la préservation des jeux vidéo. Tout commence en 2024, après la fermeture des serveurs de plusieurs jeux devenus totalement inutilisables, Ross Scott lance alors le mouvement Stop Killing Games. Son combat prend notamment pour cible Ubisoft, l'éditeur français de la série de jeux vidéo Assassin's Creed, après la fermeture des serveurs du jeu The Crew. En fait, ce jeu de course en ligne est devenu tout simplement injouable suite à la demande d'Ubisoft de fermer les serveurs. Un serveur, c'est un ordinateur très puissant qui héberge le jeu à distance et qui s'occupe de traiter toutes les données indispensables pour que les joueurs puissent y accéder normalement. Le jeu The Crew est d'ailleurs loin d'être un cas isolé, d'autres titres ont connu le même sort comme GTA Online sur PS3 et Xbox 360, Dungeons & Dragons Dark Alliance ou encore Anthem dont les serveurs ont été arrêtés en janvier 2026 Pour se justifier, les éditeurs évoquent des arguments économiques et écologiques. Selon eux, maintenir des serveurs pour une communauté de joueurs devenu trop réduite n'est tout simplement plus rentable. En gros, les coûts de maintenance finissent par dépasser les revenus générés par le jeu. Mais cette position est contestée par plusieurs associations de consommateurs. En France, Que Choisir Ensemble, anciennement UFC Que Choisir, a déjà qualifié ce type de pratique d'abusive. Il dénonce aussi le fait que ces fermetures s'accompagnent rarement d'un remboursement pour les joueurs. Le mouvement Stop Killing Games s'accompagnait également d'une pétition baptisée Stop Destroying Video Games, donc Arrêter de Détruire les Jeux Vidéo en français, créée fin juillet 2024 sur le site de la Commission Européenne, l'une des principales instances de l'UE. Elle a recueilli près d'1,3 million de signatures, un seuil qui a donc permis l'organisation d'une audience publique devant le Parlement Européen, qui s'est tenu en avril 2026 Ross Scott et des signataires attendent désormais une réponse de l'UE d'ici à la fin de l'été. L'enjeu c'est notamment de savoir si l'Union Européenne peut imposer ou non aux éditeurs de jeux vidéo et la garantie que leur jeu reste fonctionnel, même après l'arrêt des serveurs. De son côté, Ubisoft a déjà défendu sa position devant la justice. Après une action collective déposée en Californie par deux joueurs de The Crew, l'entreprise a rappelé que les consommateurs n'achètent pas le jeu lui-même, mais une licence d'utilisation. Comme souvent, cette précision figure dans les longues conditions d'utilisation que les joueurs doivent accepter avant de lancer le jeu. Ces documents indiquent notamment que l'accès aux services peut être interrompu à tout moment. Autrement dit, les joueurs ne possèdent pas réellement de jeu, ils disposent simplement d'une licence dont la durée dépend de l'éditeur. L'affaire s'est finalement arrêtée en juin 2025 lorsque les plaignants se sont retirés volontairement de la procédure. Et si on en reparle aujourd'hui, c'est donc parce que la Californie pourrait devenir le premier État américain à adopter une loi en faveur des joueurs. Reste à savoir si le Sénat Californien validera à son tour le texte. Dans un entretien publié ce mardi par la BBC, Ross Scott appelle également les éditeurs à anticiper la fin de vie de leur jeu et à se responsabiliser. Selon lui, ils devraient prévoir des solutions de fin de vie des jeux pour permettre aux joueurs de continuer à utiliser leurs titres après la fermeture des serveurs. Il avance notamment deux pistes, publier une mise à jour permettant de jouer hors ligne ou fournir les outils nécessaires pour que la communauté puisse maintenir le jeu en fonctionnement. Affaire à suivre donc. On continue avec les autres actualités et on commence avec cette info. La quatrième partie de la série Lupin avec Omar Sy dans le rôle d'Assane Diop sera disponible sur Netflix le 23 octobre. Cette nouvelle saison sera composée de huit épisodes d'environ 45 minutes chacun. Au casting, on retrouvera les acteurs et actrices habituelles, dont Ludivine Sagnet dans le rôle de la compagne d'Assane, Antoine Gouy ou encore Soufiane Garab. L'affiche dévoilée par Netflix montre le héros suspendu aux structures de la tour Eiffel, laissant donc entrevoir un potentiel rôle important de ce monument dans l'intrigue. Diffusée depuis 2021, la série Lupin est devenue un phénomène mondial. La première saison a été visionnée par 76 millions de personnes et s'est hissée en tête des programmes les plus regardés sur Netflix aux États-Unis, une première pour une production française. Deuxième actu, le géant japonais Nintendo a accepté de payer une amende de 35 millions d'euros, infligée par la Direction Générale de la Répression des Fraudes, également appelée DGCCRF pour Pratique Commerciale Trompeuse, entre 2018 et 2023 En cause, un bug des manettes Joy-Con provoquant des mouvements involontaires et des blocages des commandes sur la console Switch 1 Concrètement, les joueurs pouvaient voir bouger à l'écran Link dans Zelda ou un véhicule dans Mario Kart sans avoir touché la manette de la console jusqu'à perdre totalement le contrôle des commandes dans certains cas. Pendant deux ans, Nintendo a ignoré ce problème, incitant les joueurs à remplacer leurs manettes plutôt qu'à les faire réparer. Pourtant, en 2019, l'association de consommateurs UFC Que Choisir avait déjà tapé du point sur la table pour obtenir le remplacement gratuit des manettes défaillantes au vu de l'ampleur du bug. La branche européenne de Nintendo a finalement attendu 2023 avant de proposer la réparation gratuite des manettes après le délai de la garantie légale. Troisième actu, Ambre Chalumeau et Maya Mazoret, chroniqueuses de l'émission Quotidien sur TMC depuis 2020, vont quitter l'émission présentée par Yann Barthès à la fin de la saison, selon les informations du Parisien. Ambre Chalumeau, qui tenait la chronique culturelle, a confirmé cette information et a affirmé ne pas quitter l'émission dans un climat d'hostilité. Elle a évoqué un départ apaisé lié à la curiosité de faire autre chose. De son côté, Maya Mazoret, journaliste au Monde spécialisé dans la sexualité, n'a pas confirmé cette information. Quatrième actu, les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco situé dans le sud du Liban, ont été endommagées par des bombardements israéliens ce dimanche. L'étendue des dégâts n'a pas encore été précisée, on sait juste que ces frappes ont causé le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre.
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