**Hugo Travers** (0:30)
Précisant que tu préféres réussir de cette façon-là, ce qui me va très bien. Déjà, je tenais à te remercier de prendre ce temps aujourd'hui.
**Sophie Adenot** (0:35)
Écoute, merci beaucoup, Hugo. C'est franchement sympa pour moi de pouvoir parler avec toi aujourd'hui. Franchement, tu es une icône pour beaucoup, beaucoup de gens qui essayent de suivre l'actualité.
Et franchement, c'est super ce que tu fais et ce que tes équipes font. Donc, merci à toi et toutes tes équipes. Et go ! Allez, c'est parti pour une super discussion. Je suis ravie de la faire avec toi aujourd'hui.
**Hugo Travers** (0:55)
Je précise, c'est la première fois que je fais une interview avec une sorte de salto en début d'interview. Je pense que ce n'était pas dans mon bingo au début de cette chaîne YouTube, mais c'est un plaisir de pouvoir échanger avec toi. La première question que j'allais te poser, on va parler évidemment de ce que tu fais dans l'ISS, de ce que tu as vu, de tout un tas de choses. Mais déjà pour commencer, ta mission, elle a débuté il y a quelques mois maintenant. Quelle est la chose ou les choses qui t'ont le plus impressionné ou le plus surpris en arrivant dans l'ISS et dans ses tout premiers jours ?
**Sophie Adenot** (1:22)
En fait, il y a beaucoup de choses parce qu'il faut savoir que quand on quitte la terre dans une fusée, le cerveau humain, même s'il est préparé techniquement, l'astronaute est préparé techniquement, mais le cerveau humain n'est quand même pas préparé à toute cette série de bouleversements.
Tout est surprenant en fait. Donc, de sélectionner juste une chose surprenante, c'est vraiment difficile et ce serait presque injuste pour l'ensemble de la big picture qui est surprenante. Non, mais ce qui est magique, j'allais dire, c'est voir la terre de haut. Ce qui est impressionnant, c'est de pouvoir flotter en trois dimensions et utiliser vraiment tout l'espace partout autour. Et puis ne plus avoir de haut, de bas, mais vraiment pouvoir travailler dans toutes les directions.
Du coup, ce qui va avec ça aussi, c'est qu'il y a des anecdotes très croustillantes. Et donc, c'est finalement le quotidien qui devient croustillant. Quand on essuie la table sur terre, finalement, on essuie la table, on passe un coup de balais au sol. Ici, il faut essuyer le plafond aussi parce que les gouttes, elles vont en haut.
Voilà, après, moi, ce que j'ai vraiment adoré et ce qui m'a ancré finalement dans cette aventure, c'est le côté humain. Et ça, ça m'a impressionné aussi parce qu'en fait, on se sent vraiment pas loin finalement. On se sent proche, on se sent connecté. On se sent très proche des équipes qui nous ont formé. On reste très bien connecté à eux. Quand on entend une voix familière à la radio, mais c'est une joie immense. Donc, voilà, beaucoup de choses m'ont impressionnée. Pour moi, c'était l'euphorie dès le début. J'ai eu la chance de ne pas être malade. Donc, du coup, j'en ai vraiment profité. Et je peux vous dire qu'hier, on a accueilli Anil et son équipage, avec le Soyuz qui s'est quitté à Marée à la Station Spéciale Internationale hier. Ce matin, on a ouvert les volets pour la première fois avec Anil. Et sa réaction m'a rappelé exactement la première réaction que j'ai eue en volant la Terre de haut. C'est en fait une espèce de silence qui est abasourdi. Tellement c'est beau. Il était là à dire waouh. Ah ouais, mais waouh.
Ouais, c'est impressionnant. Et en fait, c'est juste très difficile à décrire tellement, c'est une beauté qui est envahissante en tête.
**Hugo Travers** (3:24)
T'exerces un métier que beaucoup de personnes rêvent de faire. Alors plein de personnes quand ils sont tout petits, plus tard aussi, évidemment, on sait que c'est partie de ces métiers là où il y a une compétition qui est très importante. Comment est-ce qu'on finit déjà dans l'espace pour introduire un peu ton parcours et qu'est-ce que tu ressens de ton côté quand t'es là depuis la Station Spatiale Internationale et que tu te dis que t'es la deuxième femme française à aller dans l'espace après Claudia Hénurée ?
**Sophie Adenot** (3:47)
Écoute, plein de questions en une finalement que tu poses. Effectivement, j'ai rêvé depuis toute petite d'être astronaute. Ce qu'on chahirait à tous les gens qui ont des rêves, c'est de ne pas se les interédire, même s'ils paraissent complètement dingues. Déjà rêver, ça fait du bien, ça permet de s'échapper via l'imaginaire.
Moi, en tout cas, ma philosophie, c'était toujours de rester ancrée dans le bonheur au quotidien. C'est-à-dire, je me suis dit, peu importe la destination, finalement, ce que j'ai envie, c'est d'apprécier la vie, d'apprécier chaque étape. J'avais cette étoile qui me guidait de vouloir devenir astronaute. Donc finalement, j'ai fait toutes les bonnes idées que je pouvais trouver de piocher dans les biographies.
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