IL RETROUVE SA FILLE DISPARUE CHEZ UN T*EUR SATANISTE  [REDIFF] artwork

IL RETROUVE SA FILLE DISPARUE CHEZ UN T*EUR SATANISTE [REDIFF]

LEGEND

August 31, 2026

Il retrouve sa fille disparue chez un t*eur sataniste. Merci à Béor d’être venu nous raconter son histoire. Après la disparition de sa fille, il décide de mener ses propres recherches pour tenter de la retrouver.
Speakers: Béor, Guillaume Pley

Topics: News, Society & Culture

**Béor** (0:00)
Bonjour, je m'appelle Béor.
Je suis réalisateur et photographe et je viens raconter mon histoire et celle de ma fille. En janvier 2019, ma fille a été enlevée, séquestrée par un jeune schizophrène. Je l'ai retrouvée deux jours et demi après avec mes amis, sans l'aide de la police.

**Guillaume Pley** (0:18)
Légende podcast. Merci à toi, bienvenue Béor. Béor, c'est un pseudo pour pas dire ton nom.

**Béor** (0:22)
C'est ça.

**Guillaume Pley** (0:22)
Pour protéger ta famille.

**Béor** (0:24)
Pas que, c'est un nom artistique de part mon métier de part, je suis dans le monde artistique depuis très, très longtemps, depuis très jeune. Donc du coup, on a toujours ce côté pseudo, avoir un pseudo et c'est un pseudo qui me suit depuis très longtemps.

**Guillaume Pley** (0:39)
Tu vas nous expliquer dans deux minutes ta fille a disparu pendant deux jours. C'est en janvier 2019, kidnappée par un schizophrène qui voulait la sacrifier en rituel. C'est une histoire de film.

**Béor** (0:50)
En gros, quand j'ai retrouvé ma fille, quand j'ai commencé à fouiller un petit peu l'appartement du jeune homme, j'ai trouvé pas mal de choses qui étaient un peu space.

**Guillaume Pley** (0:59)
Attends, tu vas nous raconter. On va reprendre l'histoire pour comprendre depuis le début. Est-ce que c'est vrai que ça fait vraiment film ? Et pour expliquer, tu as créé une association bénévole, mais on va en parler tout à l'heure, et tu as retrouvé à ce jour 134 enfants, 23 seniors. On va en parler parce qu'il y a beaucoup de disparition, beaucoup plus qu'on imagine.

**Béor** (1:14)
C'est ça.

**Guillaume Pley** (1:16)
Tant que ça t'arrive pas, je pense que tu vois ça à la télé, tu vois des trucs, mais tu ne te rends pas compte.

**Béor** (1:20)
Le problème, c'est qu'on ne le voit pas à la télé.

**Guillaume Pley** (1:22)
Si, de temps en temps, t'as des enfants disparus. Exactement, par rapport aux nombres qui disparaissent réellement.

**Béor** (1:29)
C'est rien du tout, ouais.

**Guillaume Pley** (1:31)
Juste pour reprendre ta vie vraiment en trois phrases. Né en 1984, t'as Tisiouzou en Algérie, en Camillie du coup. T'arrives en France à 10 ans avec tes parents. Ta grand-mère s'occupe de toi à l'époque, et tu parles de ta maman, parce que t'as sorti un livre qui s'appelle Alerte Disparition, aux éditions Michel Lafond.
Justement, tu racontes toute ton histoire. Tu dis que les islamistes instaurent une sorte de terreur qui infuse nos gestes, nos habitudes. À Alger, ma mère se voit contrainte de se voiler des femmes ayant été balafrées par des islamistes parce qu'elles avaient refusé de voir leurs cheveux. Toi, tu te rappelles de ça quand t'étais jeune ?

**Béor** (2:05)
Je me rappelle très bien. J'ai une très bonne mémoire de ma jeunesse.
Après, j'ai grandi dans une génération de terrorisme en Algérie. Quand le terrorisme a commencé, j'avais 7, 8 ans à peu près. À ce stade-là, on est des éponges. Ça veut dire qu'on mémorise tout ce qu'on voit. Aujourd'hui, même avec autant d'années après, j'ai toujours ces images-là, elles sont gravées dans ma mémoire. Elles sont toujours là quand ils se sont bougées.

**Guillaume Pley** (2:31)
Ton père a menacé de mort et t'es rédacteur en chef du journal El Watan ?

**Béor** (2:34)
D'un journal à Alger.
Et du coup, c'était quelqu'un qui disait vraiment ce qu'il pensait. Il y a eu beaucoup de journalistes qui ont été assassinés à cette période-là en Algérie. Et il passait beaucoup à la télévision, il était conseiller d'un président qui a été assassiné en 92, qui s'appelait Baudiaf. Et après, par la suite, il a échappé à plusieurs attentats à la bombe. Et dans un titre d'assassinat, et à ce moment-là, il a pris la décision de venir en France. Et comme il était dans le gouvernement, donc du coup il avait des affinités avec un consul et un ambassadeur qui nous a facilité le départ en France.

**Guillaume Pley** (3:06)
Et donc à cette époque-là, tu découvres aussi ton meilleur ami qui décède, qui est tué. C'est ça ?

**Béor** (3:11)
Par qui ? On ne sait pas trop.
Pour nous, c'était le terrorisme, tout simplement. Moi, mon père, il nous avait caché dans une petite ville en cabine dans les montagnes, et on était entouré de terroristes. Il y avait pas mal de terroristes à peu partout. Il y avait des gens qui tuaient pour un an, pour une idéologie qui était propre à qu'à eux-mêmes, qui n'avait rien à voir avec l'islam. Et du coup, on avait l'impression que le fait d'être près d'eux allait plus nous protéger que de s'éloigner.
C'est ce truc-là où tu te fends un peu dans la masse. Et quand ça m'est arrivé avec mon meilleur pote de l'époque, mes parents m'ont dit que c'était un cauchemar, que c'était pas vrai et tout. Mais moi, au fond de moi, je savais vraiment que c'était vrai. Je savais que c'était quelque chose de vu et enregistré.

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