C'est fait, ils vont envoyer un miroir dans l'espace pour éclairer la Terre artwork

C'est fait, ils vont envoyer un miroir dans l'espace pour éclairer la Terre

HugoDécrypte - Actus et interviews

July 23, 2026

Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l’actualité du jour. Rapide, facile, accessible. 📺 Pour découvrir et vous abonner à notre chaine YouTube "Grands Formats" (interviews, enquêtes, reportages) : hugodecrypte.
Speakers: Blanche, Léa
**Blanche** (0:00)
On pourrait croire au scénario d'un film de science-fiction, des miroirs spatiaux pourraient bientôt être envoyés en orbite pour réfléchir la lumière du soleil vers la Terre et l'illuminer, même en pleine nuit. Mais alors, de quoi s'agit-il exactement ? Qui est derrière ce projet ? Et pourquoi suscitent-ils autant de débats, notamment au sein de la communauté scientifique ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ce format d'Actu du jour, disponible sur YouTube et en podcast audio. Le 9 juillet dernier, le régulateur américain des télécommunications, la FCC, a donné son feu vert à une start-up californienne baptisée Reflect Orbital, qui se présente elle-même comme The Sunlight Company, ou littéralement la Société de la Lumière Solaire en français. Son objectif ? Envoyer des miroirs géants en orbite pour réfléchir la lumière du soleil vers la Terre, y compris en pleine nuit. L'entreprise a été fondée en 2021 par deux ingénieurs, dont un ancien de SpaceX, l'entreprise spatiale du milliardaire Elon Musk. En 2024, ils ont réalisé un premier test avec une montgolfière. L'idée était de vérifier que leur miroir pouvait bien orienter la lumière du soleil vers une cible précise. L'essai, réussi, avait permis de convaincre des investisseurs de la viabilité de leur projet. Finalement, grâce au récent feu vert de la FCC, Reflect Orbital va donc lancer d'ici la fin de l'année son premier satellite test. Mais concrètement, de quoi s'agit-il ? Ce satellite, qui fait à peu près la taille d'un mini-réfrigérateur, prévoit de déployer un miroir d'environ 18 mètres de côté. Placé à 625 km d'altitude, ce miroir doit renvoyer la lumière du soleil vers une zone précise de 5 à 6 km de diamètre. L'éclairage produit serait environ 4 fois plus intense que celui de la pleine lune, mais pendant seulement quelques minutes. Pour le moment, l'autorisation de la FCC ne concerne qu'un seul satellite de démonstration, mais l'ambition de l'entreprise va bien au-delà de ce simple test. Elle vise à terme le déploiement d'une véritable constellation, avec un objectif de 50 satellites miroirs d'ici 2035 L'objectif affiché, c'est de proposer du soleil à la demande, par exemple pour prolonger l'activité des champs de panneaux solaires après le coucher du soleil, éclairer des zones sinistrées pour faciliter les secours, ou encore permettre à des chantiers de continuer à fonctionner la nuit. Mais alors pourquoi ce projet fait-il autant débat ? La première critique concerne son impact potentiel sur la biosphère, autrement dit sur les êtres vivants. Des scientifiques craignent qu'une lumière artificielle en pleine nuit ne perturbe le rythme naturel des plantes, des animaux et des humains. Ça pourrait notamment affecter les migrations des oiseaux, la pollinisation des insectes ou encore la croissance des plantes. Certaines pourraient par exemple fleurir au mauvais moment et mourir plus tôt que d'habitude. La deuxième inquiétude, elle est liée à l'astronomie. Les scientifiques craignent que ces miroirs spatiaux ne perturbent encore davantage l'observation du ciel de nuit, qui est déjà compliqué à cause de la multiplication des satellites en orbite comme ceux de Starlink, un fournisseur d'accès à internet par satellites développé par SpaceX. Leurs lumières pourraient apparaître sur les images des télescopes et les rendre inutilisables. Or l'observation du ciel permet aux chercheurs de mieux comprendre l'univers, de suivre l'évolution des étoiles et des galaxies ou encore de détecter certains phénomènes rares. Dans la revue scientifique Nature, Ruhi Dalal de l'American Astronomical Society prévient, je cite, avec 50 satellites, ce serait probablement la fin de l'astronomie depuis la Terre. Autre inquiétude soulignée par les chercheurs, les reflets produits par les miroirs pourraient éblouir les pilotes d'avions ou les automobilistes. Alors face à ces critiques, Reflect Orbital assure que le contrôle précis de ses faisceaux est une priorité depuis le début du projet. L'entreprise promet que ces miroirs resteront éteints par défaut et d'y travailler actuellement avec la Fondation Nationale pour la Science Américaine afin de répondre aux préoccupations des scientifiques. Elle prévoit également de créer des zones dans lesquelles les satellites ne pourront pas éclairer afin de protéger certains observatoires. Enfin, dernière critique, l'argument écologique du projet lui-même est remis en question. Si Reflect Orbital présente son projet comme une solution pour augmenter la production d'énergie solaire, une énergie qui émet peu ou pas de gaz à effet de serre, qui sont responsables du changement climatique, certains scientifiques contestent son véritable bilan environnemental. Selon eux, il faut prendre en compte tout le cycle de la vie des satellites, leur fabrication, leur lancement, leur entretien mais aussi leur fin de vie dans l'atmosphère. En tout cas, pour le moment, la FCC n'a validé qu'un unique satellite de test et la future constellation de 50 miroirs devra obtenir d'autres autorisations. On suivra donc les résultats de ce premier essai et on verra si ce projet est encore expérimental, prend de l'ampleur dans les prochaines années. Je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour.

8 more minutes of transcript below

Feed this to your agent

Try it now — copy, paste, done:

curl -H "x-api-key: pt_demo" \
  https://spoken.md/transcripts/1000651996090

Works with Claude, ChatGPT, Cursor, and any agent that makes HTTP calls.

From $0.10 per transcript. No subscription. Credits never expire.

Using your own key:

curl -H "x-api-key: YOUR_KEY" \
  https://spoken.md/transcripts/1000778071838