**SPEAKER_1** (0:00)
ETI Radio, la web radio 100 % dédiée aux dirigeants d'entreprise de taille intermédiaire, co-animée par Alain Marty et Richard Fremder en partenariat avec Carmine Capital, le groupe Henner et Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels.
**Laurent Bozzoni** (0:15)
Bonjour à tous, bienvenue à bord de ETI Radio. Vous êtes plus de 14 dirigeants d'entreprise abonnés à nos émissions. Merci à toutes et tous d'être chaque fois plus nombreux à nous écouter semaine après semaine et à réagir sur nos réseaux sociaux. À mes côtés aujourd'hui pour co-animer cette émission, laure Saint-Marc Girardin, fondatrice et présidente de Carmine Capital et Delphine Drévillon, Directrice du Marché Entreprises d'Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels. Bonjour à toutes les deux. Bonjour. Aujourd'hui nous recevons Laurent Bozzoni, Directeur Général de Socatra. Bonjour Laurent. Bonjour. Alors votre formation, passage à Sciences Po, Bordeaux et puis ensuite MSC à Londres, c'est des secteurs très spécifiques que vous avez abordés. Oui, alors le transport maritime c'est quelque chose de spécifique. C'est un groupe familial. Je suis le représentant de la troisième génération. C'est un groupe qui a été créé par mon grand-père et mon père en 1977, qui faisait suite à un autre groupe qu'il dirigeait avec d'autres actionnaires.
L'histoire a commencé très simplement lorsque Immigrés Italiens, ils s'étaient associés. Il est devenu ferrailleur et un jour il a voulu renflouer un bateau dans le port de Bordeaux. Et quelqu'un qui passait par là lui a dit c'est bien de renflouer, c'est bien de ferrailler, mais vous devriez, plutôt que d'être ferrailleur, devenir armateur et opérer une navire. Et c'est comme ça que l'histoire de la famille dans le maritime a commencé, donc dans les années 50-60. Et puis après le groupe Socatra créé donc en 1977, qui s'est développé petit à petit et qui donc est aujourd'hui l'unique armateur pétrolier en France, et qui donc effectivement fait appel à un certain nombre de savoirs à faire. Le monde maritime c'est un petit monde, c'est un monde qui est méconnu, mais c'est un monde qui est invisible. Moi j'ai envie de dire qu'il est essentiel et qu'il est incontournable, puisque sans les armateurs, la moitié de la population mourrait de faim sur terre, et l'autre moitié mourrait de froid. Et donc il faut des armateurs au milieu qui arrivent à opérer les navires pour faire en sorte que chacun puisse soit se chauffer, soit se vêtir, soit se nourrir. Donc effectivement c'est un monde particulier que l'on connaît peu, et qui nécessite possiblement un certain nombre de formations assez spécifiques. Donc Sciences Echos et Sciences Po à Bordeaux c'était un début. Et puis effectivement j'avais entendu parler d'un programme assez spécialisé à Londres.
80 % des étudiants étaient des Grecs, souvent fils d'armateurs. Ça crée des liens et c'est toujours sympa. Et puis voilà, avant de continuer par Paris et New York, j'ai donc eu la chance de me frotter à tout ce monde armatorial mondial, européen, polyglotte. Assez fascinant, c'est un village, mais c'est assez incroyable. C'est un des plus vieux métiers du monde. Alors on ne sait pas si c'est le 2e métier du monde et si le premier c'est la prostitution ou la banque. Vous ne voulez pas rentrer dans ces détails, mais ce que vous y avez. On hésite beaucoup, les historiens ont beaucoup travaillé sur le sujet. Mais effectivement, il semblerait que nous soyons le 2e plus vieux métier du monde. Est-ce que vous avez toujours voulu entrer dans l'entreprise ? Alors en fait, moi j'ai été bercé étant jeune par mon père au téléphone, que ce soit chez nous, que ce soit en déplacement, que ce soit en voyage. Et où j'ai toujours été bercé par un certain nombre de thèmes, de concepts et d'enjeux qui ont bercé ma jeunesse comme une musique douce.
Et effectivement, proressant en âge, j'ai toujours eu un petit peu ce métier chevillé au corps. Et d'une manière ou d'une autre, l'idée était de rejoindre le groupe, même si je ne suis pas rentré directement dans le groupe. J'ai eu la chance d'avoir d'autres expériences, mais avec comme finalité d'intégrer le groupe et un jour, possiblement, ce qui a été le cas il y a quelques années, d'en reprendre l'IRN. Qu'est-ce qui a été la meilleure préparation justement avant d'entrer dans le groupe ? La meilleure préparation, c'est d'écouter des gens qui sont créatifs, agiles et qui n'ont pas peur de prendre des risques. Parce que ça, c'est l'ADN du métier. Il ne faut pas avoir peur d'avoir peur. Sinon, on n'avance pas et si on n'avance pas, on ne bâtit rien.
C'est de comprendre aussi que c'est un métier un peu particulier, je disais tout à l'heure que c'était un village, c'est vrai que c'est un village au niveau mondial. Avec ses codes, avec ses rapports de force.
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