**Colline** (0:06)
23
**SPEAKER_3** (0:08)
Bonjour à tous. Merci d'être aussi nombreux pour un vendredi à 15 heures de venir nous écouter. On va vous présenter donc aujourd'hui trois juristes, finalement trois ex-juristes plus précisément. Selman n'ayant pas pu venir. Voilà, je vous prie de l'excuser. Elle sera sans doute là pour la prochaine édition.
Nos trois juristes vont se présenter avec des questions qui seront toujours les mêmes. C'est la trame qui sera la suivante. C'est d'abord, pourquoi le droit? Pourquoi est-ce qu'ils ont commencé par des études de droit tous? Puis ensuite, pourquoi une transition s'est imposée à eux? Qu'est ce qui s'est passé? Donc là, on rentrera dans des choses assez intimes de leur vie. Ensuite, ce qu'ils font aujourd'hui et ce qu'on retiendra sur leur activité et la place qu'occupe encore le droit, peut-être encore dans leur quotidien.
Donc, je vais donner la parole à Colline.
Colline, peux-tu nous dire, au tout début, quand tu étais étudiante, qu'est-ce qui t'a poussée à faire ces études de droit et ensuite le parcours que tu as pu avoir?
**Colline** (1:34)
Ok, donc moi, j'ai grandi en province. Je n'avais pas du tout des parents dans le milieu du droit et je ne savais pas vraiment que faire. Et en troisième, il fallait faire un stage de trois jours, comme tout le monde. Et je ne savais pas bien où aller. Et il se trouvait que mes parents divorçaient, donc ma mère avait un avocat. Et je suis allée faire mon stage de trois jours chez un avocat. Et je me suis dit, ben oui, c'est pas mal, c'est intéressant. Il m'avait emmenée au palais, donc c'était assez... Je trouvais la scénographie assez sympa, ça, sa grande robe, enfin c'était un peu cliché. Et puis je trouvais la diversité des dossiers assez intéressante. Et donc au moment où en terminale il a fallu choisir, le droit m'a paru être une solution de choix. En plus en me disant, le vieil adage, le droit mène à tout. Je commence par là et puis on verra où ça m'amènera. Très bien.
**SPEAKER_3** (2:22)
Et tu avais essayé d'envisager d'autres types d'études ou tu n'étais pas du tout posée la question finalement?
**Colline** (2:29)
Si, je m'étais posée différentes questions et mon projet professionnel n'était pas extrêmement clair. J'avais très envie d'être entrepreneur et je m'étais dit pour avoir une sorte de couteau suisse et être capable d'entreprendre le droit, c'était pour moi un point de départ qui d'ailleurs s'est révélé parce qu'après j'ai élargi mes études et j'ai fait d'autres choses. J'ai fait une école de commerce, j'ai fait Sciences Po et c'était un très bon point d'entrée pour les études.
Exactement. Alors, le projet entrepreneuriel que j'avais, ne m'avait jamais vraiment lâchée. Mais en sortant de l'école, on m'a proposé une collaboration dans un cabinet où je connaissais les gens après un stage. Et puis je me suis dit, bon, toujours pareil, je me dis, on verra plus tard. C'est un point d'entrée et je vais apprendre des choses. Et donc j'ai commencé comme collaboratrice dans un premier cabinet. Et puis au bout d'un an et demi, j'ai changé parce que je faisais des opérations de private equity et j'avais le sentiment que quand on en a fait une, on en a fait 150 Donc j'ai élargi, je voulais un peu élargir mon champ de compétence et je suis allée travailler dans un cabinet d'affaires plus large. Et dans le cadre de ce cabinet, j'ai été amenée à travailler avec des grands groupes. Et un jour, un grand groupe m'a dit, est-ce que tu ne voudras pas venir travailler chez nous? Et c'est comme ça que je suis devenue directrice juridique d'une banque.
**SPEAKER_3** (3:49)
C'est ça. Et donc, la transition après ce dernier poste en tant que déjie, tu as décidé d'être entrepreneur.
**Colline** (3:59)
À force de se dire, on verra, on verra. Je me suis dit, il y a 45 ans, il faut commencer à voir. Parce que sinon, ça ne se produirait jamais. Et donc j'ai eu cette idée de...
J'ai fait le constat, à titre personnel et aussi dans le cadre de mes fonctions, que la justice, ça ne marchait quand même pas très, très bien. Et qu'il y avait certainement, la technologie pourrait nous aider à rendre la justice à la fois plus accessible, plus rapide et moins coûteuse. Et donc m'était venue l'idée, il y a très longtemps, de créer une sorte de tribunal en ligne qui serait basé sur de l'arbitrage en ligne. Et je trouvais ça intéressant. J'avais pas du tout inventé la poudre puisqu'il y a d'autres plateformes qui proposent ça. Mais je me disais, c'est moyennement dans l'air du temps. Parce qu'aujourd'hui, les modes alternatifs de règlement délitige, ça passe aussi beaucoup par l'amiable. Donc je me suis formée à la médiation. Et je me suis rendu compte que la médiation, c'était un outil extrêmement puissant et extrêmement utile, mais que ça répondait pas à toutes les problématiques. Parce qu'une médiation bien construite ou bien conduite, c'est une sorte de psychothérapie.
35 more minutes of transcript below
Try it now — copy, paste, done:
curl -H "x-api-key: pt_demo" \
https://spoken.md/transcripts/1000651996090
Works with Claude, ChatGPT, Cursor, and any agent that makes HTTP calls.
From $0.10 per transcript. No subscription. Credits never expire.
Using your own key:
curl -H "x-api-key: YOUR_KEY" \
https://spoken.md/transcripts/1000632968969