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L'Odyssée d'Homère - Chant I

L'Odyssée d'Homère

May 10, 2020

Livre Audio avec Ambiances et MusiquesLecture du Chant 1 du grand texte antique L'Odyssée, d'Homère, agrémentée de musiques et sons d'ambiance.Traduction d'Ulysse de Séguier (1896).CHANT I : Conseil des Dieux. Exhortation de Minerve à Télémaque.
Speakers: Charlène Torres
**Charlène Torres** (0:17)
Dites-moi ce chef aux manoeuvres subtiles Qui, vainqueur de Pergam, era si longuement. De main peuple, il sonda les mœurs comme les villes. Il souffrit mille mots sur l'humide élément Pour conserver sa vie et ramener sa troupe. Mais nul ne se sava, quels que fussent ses vœux, Car leur témérité les fit périr en groupe, Ces fous qui, du soleil, dévorèrent les bœufs.
Déjà, les Grecs sous stress à la mort exécrée, Libres des camps, des flots, étaient tous revenus. Seul Ulysse restait, pleurant patrie et femme, Aux mains de Calypso qui, noble déité, Dans son entre-nainfale le pressait de sa flamme. Quoique au gré du destin le temps précipité Eut marqué son retour vers Ithaque, sa terre, Il ne pouvait briser les nœuds qui l'étraignaient, Ni revoir ses amis. Tous les dieux le plaignaient, Sauf Neptune, jaloux, dans sa vieille colère, D'accabler jusqu'au port ce prince Olympien.
Or, d'agneaux, de taureaux, une hécatombe grasse Avent conduit Neptune au sol éthiopien. Ce sol, le plus lointain, porte une double race, L'une se tient à l'est, l'autre habite au ponant. Tandis qu'il savourait un festin bénévole, Les autres dieux siégeaient chez Jupiter tonnant. Le roi de l'univers prit soudain la parole.
Il s'était rappelé qu'au man paternel, Au reste dévoie le radieux Aegis. S'étant donc souvenu, Zeus dit aux immortels, Hélas, à nous blâmer combien l'homme persiste! Tout le mal vient, dit-il, de la céleste cour. Mais en dépit du sort, l'orgueil fait sa misère. Ainsi, malgré le sort, Aegis te prend naguère sa femme Au fils d'Atrès et le tue au retour.
Son châtiment certain, il le savait d'avance Par le bourreau d'Argus, Hermès, notre envoyé. Épargne, Agamemnon, respecte sa moitié, Car d'oress te viendra l'implacable vengeance Quand il voudra, grandi, rentrer dans son palais. Hermès ainsi parla, rien ne fléchit l'hinnick Et son sang, d'un seul coup, paya tous ses forfaits.
La déesse aux yeux pères minerve alors réplique. Oh mon Père, oh chronyde, arbitre souverain, Certes, et gistapérie d'une mort méritée, Périsse ainsi quiconque agira de ce train.
Ce sage malheureux j'ai mis toujours au loin Sur des rochers perdus que sain la mer épaisse, C'est une île boisée où règne une déesse, Fille du sombre Atlas, qui sait chaque recoin Du royaume marin et, par sa force unique, Soutient les longs piliers ses parents terres et cieux. Cette nymph retient l'échoué pathétique, Le berçant de discours tendres et capsieux Pour lui faire oublier Ithaque. Mais Ulysse, qui n'aimerait qu'avoir fumé son toit natal, Souhaitent de mourir. Et sur toi cela glisse, roi de l'Olympe? Ou bien te parut-il banal en t'offrant au camp grec Sur les troyennes plages des Méssacrés?
Mais le dieu marigné est pour lui rigoureux Depuis qu'il creva l'œil, tout net, Aux grandioses polyphèmes, cyclope effaçant par son poids Tous les cyclopéens. Or, la nymphe touze, Rejetons de forcisse un déshumid roi Sous l'onde Emma Neptune, et conçue polyphème. Pour ses motifs, Neptune au terrible trident, S'il ne supprime Ulysse, égare sa trirème. Mais allons, cherchons tous quelques moyens prudents De le rapatrier. Neptune à sa querelle renoncera, Car seul il serait sans crédit pour combattre Un vouloir de la cour éternelle. La déesse aux yeux Père, Minerve, répondit. Oh mon Père, oh chronyde, arbitre si suprême, Puisque les dieux BA de mon sage guerrier Permettent le retour. Lançons, à l'instant même, Le meurtrier d'Argus Hermès notre courrier Dans l'île d'Ojiji, afin qu'il avertisse La nymph au beau cheveu que, tous, formellement, Nous voulons rendre au sien le patient Ulysse. Moi, je vole en Ithaque où, de son fils aimant, J'échaufferai le zèle, aiderai le cœur morne. J'entends qu'à son appel, les grégeois chevelus Chassent ses prétendants, qui mangent tant et plus Ces moutons, ces beaux lourds à tortueuses cornes. Je le pousse vers Sparte, au sable de Pylos, Pour que de son cher père il sache les dédales, Et lui-même, chez l'homme, obtienne honneur et Ios. Cela dit, à ses pieds, elle mit des sandales divines, Toutes d'or, faites pour la porter sur la vague et le sol, Comme un souffle rapide. Elle prit une lance à la pointe à Hénide, Lance rude, pesante, et propre à culbuter les rangs Que veut punir la fille d'un tel père. Des sommets de l'eau limpe, Alors plongeant soudain, d'Ithaque, elle atteignit la demeure Princière et sous le vestibule attendit, pique en main. De mantesse, roi de taf, elle avait pris la forme. Au jeton, près du Porsche, en fiers habitués, Accroupis sur les peaux des bœufs par eux tués, Les prétendants jouaient une partie énorme. Autour d'eux, des valets, de diligent héros, Mêlaient l'ondélevin dans les larges cratères. Sur les tables passaient des éponges légères, Les mettaient à portée et dépeçaient l'héro. Or, le beau Télémaque avant tous vit Minerve, Car il était assis parmi les prétendants, Et son jet à son père, et, tout triste au dedans, Souhaitait qu'il revint pour traquer la caterve, Récupérer ses biens, gouverner en vainqueur. Tels étaient ses pensées, quand il vit l'immortel. Il courut au passage, indigné dans son cœur Qu'un autre put attendre, et, s'arrêtant près d'elle, Pris sa dextre, reçu la longue arme des reins, Ensuite l'honora de cette phrase ailée. Salut! nous t'hébergeons, gracieux pérégrin! Tu peindras tes besoins, ta personne à tabler!

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