**Raphaëlle Leprince** (0:00)
HRD Radio, la web radio 100 % dédiée aux Directeurs des Ressources Humaines, co-animée par Alain Marty et Richard Fremder, en partenariat avec Julhiet Sterwen, Barthélémy Avocats, le groupe NR, l'école IGS RH, l'Institut Mines Telecom Business School et Lily4Life.
**Alain Marty** (0:16)
Bonjour à tous, bienvenue à bord de HRD Radio. Vous êtes 12 directeurs des Ressources Humaines et dirigeants de reprise. Abonnez à nos émissions. Merci à toutes et tous d'être toujours plus nombreux à nous écouter semaine après semaine et réagir sur nos réseaux sociaux. A l'écoute aujourd'hui pour co-animer cette émission, Florian Gonfreville, partenaire de Julhiet Sterwen, Patrick Porte-Partarieux, Directeur Général délégué de Sémafor et Estelle Assaf, Directrice du Développement d'Institut Mines, Telecom Business School. Bonjour à tous les trois. Bonjour Richard.
Aujourd'hui, nous recevons Raphaëlle Leprince, Directrice des Ressources Humaines de Lifen. Bonjour Raphaëlle.
**Raphaëlle Leprince** (0:47)
Bonjour.
**Alain Marty** (0:48)
Vous allez débuter dans un grand groupe structuré comme L'Oréal avant de basculer vers des environnements beaucoup plus agiles comme Bankin, mais les startups tech. Pourquoi ce virage vers des structures un peu plus, on va dire, entreprenariales ? Qu'est-ce que les grands groupes ne vous apportaient pas ?
**Raphaëlle Leprince** (1:05)
Eh bien, je dirais qu'au départ, c'était un peu le hasard, honnêtement. J'ai atterri dans l'univers des startups sans trop savoir non plus ce que j'allais vraiment y faire et je n'ai pas été déçue. Mon choix au départ, c'était plutôt sur une logique d'avoir des environnements plus petits, où on a de l'impact plus rapidement, on est plus proche des instants de décision, des réflexions, etc.
Et c'est ça que j'ai trouvé en arrivant dans ce type d'environnement.
**Alain Marty** (1:30)
Et votre parcours montre un élargissement progressif en fait du rôle RH vers des fonctions plus transverses, Chief of Staff, Finances, Legal, notamment dans des contextes de crise ou de transformation. À quel moment vous avez compris que la fonction RH devait sortir de son périmètre, on va dire, traditionnel pour devenir un véritable levier business ?
**Raphaëlle Leprince** (1:50)
Assez vite en réalité, parce qu'en fait quand on est RH dans ces environnements là, on ne fait plus du tout des ressources humaines. Pour faire des ressources humaines, on est vraiment au service du développement d'une entreprise. Le contexte startup fait qu'en général, ces entreprises ne sont pas toujours rentables au moment où on les rejoint. Il y a ce système de levée de fonds, de développement de projet, pour arriver à terme à la rentabilité. Et on voit assez vite qu'il faut être capable d'être agile, d'aller sur différentes fonctions. Effectivement, je me suis retrouvée un peu par hasard encore une fois, c'est a priori un fil conducteur dans mon parcours. Apprendre des fonctions de chief of staff auprès du DG, apprendre des fonctions de finance ou de légal, un rôle de DPO dans des contextes un petit peu tendus.
Et à chaque fois finalement, c'était le besoin qui a un peu drivé la situation. Jamais j'aurais imaginé faire ça, ce n'était pas non plus une volonté particulière. Et ça m'a appris énormément de choses en fait, et ça m'a beaucoup nourri pour mon rôle de RH ensuite.
**Alain Marty** (2:48)
Je veux vous souhaiter que vous avez, ça vous a plu. Donc maintenant, on a envie de savoir Lifen, qu'est-ce que c'est ?
**Raphaëlle Leprince** (2:54)
Lifen, c'est quoi ? C'est une startup dans le domaine de la santé, donc une HealthTech, comme on dit chez nous.
C'est une startup qui existe depuis 10 ans, donc qui n'est pas toute récente non plus. La mission de Lifen, c'est quoi ? C'est de manière assez simple de permettre aux soignants de faire leur cœur de métier, qui est de soigner, et qui n'est pas de faire de l'administratif. Donc nous, on développe des solutions d'intelligence artificielle, donc c'est très trendy maintenant, mais on le fait depuis 10 ans, à une époque où ce n'était pas encore le cas, pour mieux gérer la donnée de santé, qui est en fait une donnée qui, de par la structuration du système de santé, qui est extrêmement complexe, Non, oui. Oui, un petit peu, qui n'est pas forcément bien structurée, il y a beaucoup de papiers encore dans les établissements de santé, et donc c'est de réussir à utiliser cette donnée, à la structurer d'une certaine manière, pour finalement accélérer les parcours de soins, fluidifier, les optimiser, et que le temps passé par les soignants à la fin de l'administratif soit le plus faible possible.
**Alain Marty** (3:49)
Combien de salariés on va dire gérés ?
**Raphaëlle Leprince** (3:51)
Oui, 140 en France principalement.
**Alain Marty** (3:53)
D'accord, et de patients ?
**Raphaëlle Leprince** (3:55)
15
**Alain Marty** (3:56)
Ah oui, quand même ?
**Raphaëlle Leprince** (3:57)
15 millions, pardon, excusez-moi, 15 millions. Oui, on est présent dans 800 établissements en France principalement.
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