Groupement des Cartes Bancaires CB : Un enjeu de souveraineté | Philippe Laulanie, Directeur Général du Groupement des Cartes Bancaires CB artwork

Groupement des Cartes Bancaires CB : Un enjeu de souveraineté | Philippe Laulanie, Directeur Général du Groupement des Cartes Bancaires CB

L'invité de ETI Radio

July 15, 2026

Le paiement est devenu un enjeu de souveraineté économique, technologique et de protection des données.
Speakers: Philippe Laulanie, Alain Marty, Richard Fremder
**SPEAKER_1** (0:00)
ETI Radio, la web radio 100 % dédiée aux dirigeants d'entreprises de taille intermédiaire, co-animée par Alain Marty et Richard Fremder en partenariat avec Carmine Capital, le groupe Henner et Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels. Bonjour à toutes et à tous.

**Philippe Laulanie** (0:17)
Bienvenue à bord de ETI Radio.

**Alain Marty** (0:18)
Vous êtes plus de 14 dirigeants d'entreprises abonnés à nos podcasts. On vous remercie d'être toujours très nombreux à nous écouter chaque semaine.

**Philippe Laulanie** (0:24)
Vous pouvez bien sûr réagir sur les réseaux sociaux.

**Richard Fremder** (0:26)
À mes côtés, pourquoi limer cette émission ?

**Philippe Laulanie** (0:28)
Anne-Laure Saint-Marc Girardin, fondatrice de Carmine Capital, Société de Conseils en Fusion et Acquisition Indépendantes, créée en 2013

**Alain Marty** (0:35)
Bonjour Anne-Laure.

**Richard Fremder** (0:36)
Bonjour Alain. Et Charles Robinet-Duffo, le président du groupe Henner.

**Philippe Laulanie** (0:39)
Bonjour Charles.

**Richard Fremder** (0:40)
Bonjour.

**Alain Marty** (0:40)
Aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir Philippe Laulanie, qui est directeur général des cartes bancaires CB.

**Richard Fremder** (0:44)
Bonjour Philippe.

**Philippe Laulanie** (0:45)
Bonjour Alain.

**Alain Marty** (0:46)
Alors, vous êtes ingénieur agro, doublé de l'EM Lyon et de l'IHEDN. Un souvenir de votre premier job dans les cajots de tomates de Marmande.

**Richard Fremder** (0:53)
Racontez-nous cette expérience dans les fruits et légumes.

**Philippe Laulanie** (0:56)
C'est une carrière, ça se commence et ça se déboucle.
On verra tout à l'heure que je suis administrateur du GIE Carte Bancaire et j'ai commencé dans un GIE fruits et légumes, l'année de Chernobyl, GIE fruits et légumes d'Aquitaine, à l'époque de Chabon d'Elmas à Bordeaux, c'est un autre siècle. Et donc, à la place de gérer différents banquiers ou industriels, je gérais le cadran de Marmande, celui de Neyrac, celui de Bordeaux.

**Alain Marty** (1:20)
C'était combien le prix du kilo de tomates à l'époque Philippe ?

**Philippe Laulanie** (1:22)
Je ne sais pas, c'était en franc déjà, donc il faudrait faire la conversion. L'idée, c'était de dire, au-delà du kilo, c'était des camions entiers qui s'arrêtaient de fraises ou d'asperges à la frontière allemande et qu'il fallait qu'on négocie. Les Allemands disaient qu'ils ne voulaient pas parce qu'ils étaient contaminés. Et donc, sur les météo-retraits, c'était l'année de Chernobyl. Donc, c'est tout le commerce instantané du trade qui est un milieu fabuleux. Et derrière, c'était déjà arriver à faire entendre des gens qui, le week-end, sont sur les terrains de rugby et se tapent dessus.
La tomate de Marmande, c'est pas celle d'Erak, c'est pas celle d'Avignon. Et donc, arriver à faire ensemble. Et j'ai su arriver à leur faire faire des choses ensemble en les ralentant sur un emblème qui était le chapeau de d'Artagnan à l'époque. Une marque, une marque commune. Le label d'Artagnan.
Et deuxièmement, en leur faisant brûler tout leur cajot. Chaque année, ils disaient qu'ils ne voulaient pas travailler ensemble parce qu'ils avaient des cajots qui avaient des tailles différentes. Et en fait, j'ai cassé le concept. Une transformation, c'est comme ça qu'on personne ne s'entend. Et je dis, on va faire des cajots en carton pour la grande distribution. Et tous les mêmes. Là, ils ont dit d'accord puisque ils se sont débrouillés avec leurs cajots en bois. Et donc, transformation, ça m'a fait rentrer chez Saint-Gobain après avec... Oui, Saint-Gobain, le leader mondial de la construction durable aujourd'hui.

**Richard Fremder** (2:37)
Après 35 ans au sein du groupe BNP Paribas.

**Philippe Laulanie** (2:40)
En 35 ans, Philippe, vous avez connu combien de dirigeants du groupe BNP Paribas ? Pas beaucoup, j'ai eu M. Thomas, M. Pèbreau, M. Prouet, M. Bonafet, quatre. Quatre, et vous avez occupé pas mal de fonctions. J'étais toujours backstage, mais j'ai toujours été très près des directions générales, par hasard. J'ai fait la carrière classique d'inspecteur, chef de mission. Et puis, à la privatisation, j'ai fait une mission où les comptes étaient, comme ceux du Crédit Lyonnais, étaient un peu compliqués à ajuster. Et donc, je me suis retrouvé contreordres de gestion à gérer l'ALM et tout, et à répartir les erreurs historiques dans les comptes de l'État. Parce qu'on était nationalisés et qu'on allait privatiser. C'était passionnant. Et puis après, j'ai fait 15 à 20 ans d'une boîte qui avait 20 personnes, la BNP. Aujourd'hui, 200 Et sous l'égide de Michel Pébro, Boudouin Pro puis Bonafet, une filiation. Moi, je suis resté à conquérir les territoires puisque j'ai distribué... Au-de-France aussi. Oui.
Dans 15 pays, j'ai installé la plateforme Banque de détail de BNP Paris-Bas. Quand on dit plateforme, c'est qu'on a fait une plateforme intégrée, c'est-à-dire qu'il y a des pétrules qui canalent en un mot, comme disait Michel Pebrot, à savoir Internet, les call centers, Internet, les réseaux d'agence, tout ça sur le même modèle. Et on a repris Fortis, BNL, Turc.

**Alain Marty** (3:51)

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