**Adrien Garcia** (0:00)
Quand tu vends un café à 7 balles, tu te dis que c'est vraiment mon business. Mais bon, à la fin, est-ce que c'est vraiment un si bon business ?
**Charles Corrot** (0:05)
Les gens ne savaient même pas ce que c'était. Ils me disaient Ah putain les gars, vous faites de la bière, trop cool, vas-y mets-moi une peinture. J'aimais le café, je savais comment fonctionnaient à peu près les machines, mais mon latte art, il était claqué. Quand j'ai ouvert, donc c'était juste après le Covid, on pensait qu'on n'allait plus jamais sortir de chez nous, on était sous masque horrible et les gens avaient besoin de connexion.
**Adrien Garcia** (0:21)
Et à partir de quand tu sens que ça a shifté, que c'est devenu un business qui était viable ?
**Charles Corrot** (0:26)
Au début, ça marchait pas du tout. Les gens, ils n'aimaient pas.
**Adrien Garcia** (0:29)
Pourquoi ?
**Charles Corrot** (0:29)
Parce que c'était trop nouveau, j'étais trop en avance. C'est pas bien d'être trop en avance, tu sais. On vendait quoi ? Des chaussures, du parfum ? Qu'est-ce que c'est ce bordel, tu vois ?
**Adrien Garcia** (0:36)
Vous êtes super friendly avec vos collaborateurs ? Vous êtes dans une approche très presque poto, quoi ?
**Charles Corrot** (0:42)
Moi, j'ai commencé, c'était un business qui n'existait pas. Le bar où tu ne manges que du café et trois viennoiseries, ça n'existait pas. C'est comme une drogue. Si tu ne boit pas ton café, tu as mal à la tête, tu vois ? Tu n'as pas beaucoup de produits où c'est comme ça. Moi je voulais vraiment que tu passes 5 minutes avec 7 euros mais qu'ils te changent ta journée.
**Adrien Garcia** (0:56)
Vous faites un business plan.
**Charles Corrot** (0:57)
Moi je fais des dessins. Le business plan, c'est impossible à réaliser.
**Adrien Garcia** (1:04)
Il y a un pigeon qui t'a fait... Oui, mais ça ne te connaît pas.
**Charles Corrot** (1:07)
Où c'est bon et ils reviennent, où t'es mort en fait.
**Adrien Garcia** (1:10)
C'est quoi le prochain business ?
**Charles Corrot** (1:11)
Le prochain business après Café Nuances.
**Adrien Garcia** (1:13)
Tu penses que c'est le projet de ta vie ?
**Charles Corrot** (1:14)
C'est un très beau projet parce que c'est un projet qui me ressemble, qui ressemble à mon frère, qui ressemble à mes clients et qui ressemble à Paris.
**Adrien Garcia** (1:23)
Deuxième boutique, donc là tu es dans le sixième. Pareil, c'est un peu le même idée, 70 mètres carrés ?
**Charles Corrot** (1:29)
Non, tout petit, 9 mètres carrés celui-là.
**Adrien Garcia** (1:30)
Trop petit.
**Charles Corrot** (1:31)
Tout petit, trop petit au début.
Cartier un peu prout prout. Moi je me suis mis que dans des quartiers prout prout. Je voulais déchantiser ces quartiers, tu vois. Je voulais les bouger un peu, j'ai fait un café multicolore. Le truc, c'est un novinit, tu vois. Tu vas à Saint-Germain.
**Adrien Garcia** (1:49)
Oui, c'est vraiment très classique.
**Charles Corrot** (1:50)
C'est le café, les chaisons de vente. La Dame, 50 ans, Bob Washington. Ce n'est pas très street, quoi.
**Adrien Garcia** (1:57)
Ils ont compris, à chaque fois, il faut créer sa clientèle.
**Charles Corrot** (2:00)
Ça met un an.
**Adrien Garcia** (2:01)
Un an pour arriver au chiffre.
**Charles Corrot** (2:02)
Plus le maintenant. Mais à l'époque, quand on a ouvert et que les gens ne savaient même pas ce que c'était qu'un coffee shop, entre guillemets, enfin on me disait, tu vendes de la bœuf ici, tu vois.
**Adrien Garcia** (2:09)
Ah oui, c'est vrai. C'est le même nom.
**Charles Corrot** (2:11)
C'est le même nom.
Et petit à petit, les gens, ils goûtent, ils se parlent. Ah, viens, c'est sympa là-bas, va voir. Et voilà, mais c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. C'est très dur parce que c'est un métier où tu dois faire beaucoup, beaucoup de débit parce que 7 euros, ça vaut peut-être.
**Adrien Garcia** (2:31)
7 euros, c'est bien, mais si t'en fais trois dans la journée, ce n'est pas bien.
**Charles Corrot** (2:34)
Ça fait, tu vois, 21 euros.
**Adrien Garcia** (2:36)
21 euros. Et d'ailleurs, ça fait quoi en chiffre de faire un coffee shop comme ça ?
**Charles Corrot** (2:40)
Les nôtres, ils sont honnêtement, je pense, dans le panier. Après, le truc, c'est que ça dépend de la taille. Ça dépend des jours et tout. Mais nous, c'est à peu près un million d'euros par coffee shop aujourd'hui, ce qui est énorme. C'est-à-dire que le barista, t'en as trois, ils n'arrêtent pas du matin au soir.
C'est des chiffres fous.
**Adrien Garcia** (2:59)
Même sur un 9 mètres carrés, tu fais un million. Sont déconnés.
**Charles Corrot** (3:02)
Oui, mais Rudanel Casanova, je fais plus, par exemple, tu vois. C'est fou.
10 more minutes of transcript below
Thousands of transcripts fetched by people building searchable podcast archives
Try it now — copy, paste, done:
curl -H "x-api-key: pt_demo" \
https://spoken.md/transcripts/1000651996090
Works with Claude, ChatGPT, Cursor, and any agent that makes HTTP calls.
From $0.10 per transcript. No subscription. Credits never expire. Prices exclude VAT, added at checkout for EU customers. Not what you expected? Email us within 14 days with 20 or fewer credits used and we refund the pack in full.
Using your own key:
curl -H "x-api-key: YOUR_KEY" \
https://spoken.md/transcripts/YOUR_EPISODE_ID