[EXTRAIT] Grandir sans publicité ni production industrielle | Sarah Espeute (Œuvres sensibles) artwork

[EXTRAIT] Grandir sans publicité ni production industrielle | Sarah Espeute (Œuvres sensibles)

TheBoldWay

August 21, 2026

👉 Mon sponsor du mois | Shopify📧 Ma newsletter | S'abonner🖥️ Ma chaîne YouTube | S'abonner— Comment vendre des nappes entre 800 et 2 500 euros sans investir dans la publicité ?
Speakers: Adrien Garcia, Sarah Espeute

Topics: Business, Arts

**Adrien Garcia** (0:00)
Je vais faire des nappes à 1500 balles.

**Sarah Espeute** (0:02)
Et je vais les vendre à l'international. Et non, je pense que personne ne serait lancé dans cette aventure. Mais bon, c'est français, c'est fait à la main.

**Adrien Garcia** (0:09)
Et cette envie de création, tu le tiens d'où ?

**Sarah Espeute** (0:11)
Moi, j'avais envie de faire de la création, du design, mais à travers une sensibilité qui m'était propre. Et au-delà de juste un simple objet, j'incarnais vraiment des œuvres qui transportaient toute ma sensibilité. Je ne m'étais pas rendu compte que cette manière de produire était une manière ancienne. Ça touchait autant la mamie que la maman que la petite fille, les hommes aussi.

**Adrien Garcia** (0:31)
C'était une idée de génie aussi. Comment tu as eu celle-là ?

**Sarah Espeute** (0:33)
J'avais un profil plus entre beaux-arts et arts appliqués parce que j'aime aussi le fait de créer pour moi et pas pour les autres. Je suis revenue à l'idée de travailler seule.

**Adrien Garcia** (0:43)
Ouais, que mal accompagnée. Comment tu rebondis après cette affaire-là ? Tu as subi quand même pendant 3-4 ans.

**Sarah Espeute** (0:47)
C'est lui qui décidait quand est-ce qu'on partait en vacances, le salaire que je devais avoir. J'ai un peu banni les hommes de l'entreprise.

**Adrien Garcia** (0:55)
J'ai l'impression que t'es plus artiste presque designer ou businessman. T'as une frustration, j'imagine, d'avoir trop la tête dans le guidon.

**Sarah Espeute** (1:02)
Oui, clairement. On est ok d'acheter des tableaux, des céramiques très chers, mais dès que ça devient un objet un peu domestique, du quotidien, on n'a plus du tout la même valeur des choses.

**Adrien Garcia** (1:13)
En marketing, qu'est-ce que tu fais ?

**Sarah Espeute** (1:16)
Pour l'instant, je n'ai même pas mis de budget publicité.

**Adrien Garcia** (1:19)
Le produit est tellement visuel et fort que ça se vend tout seul.

**Sarah Espeute** (1:23)
Exactement.

**Adrien Garcia** (1:28)
Est-ce que tout est produit ici sauf la broderie ?

**Sarah Espeute** (1:31)
Exactement, la broderie, en fait, on fait de la broderie un peu ici, mais voilà, c'est de la personnalisation des projets. C'est vrai qu'on n'a pas de brodeuse à titrer ici. Je pense que j'ai toujours aimé que ce soit un peu des gens qui le fassent de manière libre et pas imposer à quelqu'un de broder toute la journée.
Donc, en fait, c'est vrai que ça a été très, c'est assez sain depuis le début. C'est comme ça. Et en fait, ça marche très bien. Donc, on continue. Et en fait, je n'étais pas rendu compte que cette manière de produire était une manière ancienne. En fait, avant qu'on industrialise les gens et qu'on crée des usines, en fait, on déléguait, on demandait à des petites mains de faire et c'était payé à la pièce comme moi.

**Adrien Garcia** (2:18)
Très bien, l'internalisation là comme ça d'avoir un atelier, ça te permet d'avoir de la souplesse, c'est une nécessité, tu aurais pu très bien faire aller au Portugal et le faire faire au Portugal.

**Sarah Espeute** (2:33)
Oui, c'est vrai. En fait, c'est vrai que quand j'ai décidé de déléguer au moment de cette commande du bon marché, en fait, j'avais envie de continuer de faire la même manière que je faisais. C'est-à-dire de manière artisanale et je me suis vite rendu compte que ça n'existait pas des manufactures de broderies à la main en France. Et je n'avais pas envie de démarcher de l'Inde. En fait, c'était même un univers que je ne connaissais pas. En fait, comment je vais trouver des usines pour broder ?

**Adrien Garcia** (3:08)
À l'autre bout du monde.

**Sarah Espeute** (3:09)
Voilà. Et en fait, c'est vrai que ce que j'aimais, c'était le fait que ce soit fait à la main. Donc, je n'imaginais même pas une machine remplacer ça. Et donc, en fait, ça s'est fait de manière naturelle. Surtout que j'ai vu qu'en fait, c'était un savoir-faire qu'on pouvait déléguer. Du coup, j'ai continué de le faire à la main. Et effectivement, je ne me suis rendu compte qu'un coût de fabrication très élevé.
Mais ça m'a... En fait, comme je continue d'en vendre, je n'ai pas re-questionné le business model.

**Adrien Garcia** (3:41)
Parce que c'est vrai que aujourd'hui, tes nappes, elles coûtent entre 800 et 1 200 euros.

**Sarah Espeute** (3:45)
Ouais, ça dépend vraiment de la taille. Mais c'est vrai que... Et du modèle à broder. Mais en fait, c'est vrai que...

**Adrien Garcia** (3:51)
De facto, tu t'es mise sur un positionnement luxe.

**Sarah Espeute** (3:53)
Ah oui, clairement. Et en fait, même sur un produit qui n'existait pas, puisque en fait, des nappes à ce prix-là, enfin, c'est vrai que c'est...

**Adrien Garcia** (4:01)

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